Mercredi 11 novembre 2009

Les sujets n’ont pas manqués ces derniers temps : des législatifs, à la question environnementale dans sa composante élémentaire, en passant par l’éducation et le débat citoyen autour de la municipalité d’Ouani.

J’élude la question des législatifs.

L’équipe municipale et la question environnementale

Permettez-moi un mot sur l’équipe municipale : j’ai parcouru dans la liste transmise, des noms inspirant confiance, au premier rang desquels son premier magistrat que je connais bien pour avoir évolué dans ma jeunesse associative folklorique sous sa houlette. C’est un homme qui aime le travail dans sa perfection et qui saura dire « je ne suis digne de mes maîtres, que parce que j’ai su être à la hauteur de la tâche qui m’a été confiée ». Toute raison gardée, il saura se rappeler que le premier magistrat doit sa légitimité par le vote des administrés et non par désignation ; et par ce qu’il est désigné qu’il devra œuvrer comme auraient voulu ses maîtres. A trop faire,  rien n’est visible ; sauf ce qui est mal fait. Faisons peu, faisons efficace, devrait être son credo.

Nous voici  précurseurs d’une politique citoyenne (propreté de la ville, décharge publique, politique d’occupation du sol par lotissements et refus des constructions anarchiques, nom des rues…etc). Mais cela n’est réalisable que si les caisses des communes ne sont vides. Rêvons d’un court terme meilleur… Dans sa composition élémentaire, la chose environnementale  ouvre les débats par le prévisible abattage du M’siro. En abattant le M’siro, vous amputerez Ouani d’un membre supérieur qui vous accueille et vous protège à l’image d’un parapluie contre pluie et soleil. Je voudrais reprendre Jean-Jacques Rousseau qui disait dans  Rêveries du promeneur solitaire : « les arbres, (…), sont la parure et le vêtement de la terre » ; le M’siro est le Kofia, que dis-je, la robe de noce de notre ville ; c’est un plus, qui fait particularité, pour le contemplateur des villes. Gare ou courage (selon le camp) à celui dont l’acte, voire l’œuvre, portera  le sceau.

Et il est fort à parier que son abattage ne sera suivi de rien, pour une raison simple ; techniquement, me semble-t-il, rien de significatif  n’est constructible sur une aire d’une dizaine de m². L’élagage et la section des racines comprometantes ne me paraissent pas insurmontables ; mais si tel n’est pas le cas, alors, préservons les biens et d’éventuelles vies humaines en le rayant de la ville et de nos consciences ; je peux  vous garantir, qu’alors, Ouani retrouvera  un rang des plus banals des villes d’Anjouan, c'est-à-dire villes à ruelles délimitées par des murs, que savent se partager  piétons et voitures.

De l’éducation

Incontestablement, et sans en paraître une exclusivité anjouanaise (comorienne), Ouani montre les prémices d’un déclin culturel, dans toutes ses formes, artistique, éducative,  morale, sociale, religieuse ...et peut-être même identitaire.

S’emparer du sujet  et en débattre  distingue la conscience ouanienne

Or, il n’y a d’identité citoyenne sans politique éducative ; il n’y a de politique éducative sans politique de santé, au premier rang de laquelle la politique préventive (prévention vaccinale, prévention des IST, conduites et consommations à risque, …etc).

Aussi, la santé et l’éducation paraissent de loin les priorités nationales loin devant les connivences politico-affairistes qui animent les autorités politiques d’aujourd’hui, loin devant les trémulations diplomatiques dans je- ne-sais quel différend franco-comorien.

Nous sommes donc précurseurs en engageant le débat sur la question de l’école à Ouani. Il ne me semble pas vain de souligner que nul ne peut contester  la bonne volonté du corps enseignant  du lycée SMD et que vouloir faire de cette question une affaire wani-ouanienne correspond à traiter symptomatique là où il faut traiter étiologique.

En matière, de politique d’éducation, le courage nous prescrit, nous commande même, de dire que nous avons sacrifié plus d’une génération et continuerons à en sacrifier d’autres si la transcendance patriotique n’émerge du fond de la marmite. Je crains fort que le désarroi ne se substitue au désappointement, tant il est vrai que la rude tâche revient à l’ensemble comorien ; même si dans le passé, nous avons su nous distinguer des autres en la matière. Dans ce passé pas si lointain, les conditions élémentaires de réussite scolaire (la bonne santé et donc un niveau nutritionnel correct), étaient là et n’appeler que le « vouloir individuel» ainsi que le « vouloir ouanien ». Aujourd’hui, il convient bien de reconnaitre que ces conditions élémentaires font terriblement défaut, par défaillance de l’Etat. L’affairisme étatique nuira indéfectiblement le potentiel évolutif d’Ouani mais aussi des Comores (…).

A suivre

                                                                                              DARKAOUI ALLAOUI

Par Dark - Publié dans : Réflexion
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Samedi 7 novembre 2009

Journée Culturelle de l'A.O.C.O.F.Édition 2010:  Innovation

Le 27 février prochain, l’Association des originaires des Comores en France (A.O.C.O.F.) veut innover avec son premier tournoi de football.

Cadre agréable:
terrain de football officiel Michel GAZY de Bussy-st-Georges, avec vestiaires,  à partir de 10 heures.

Remise des trophées:  
en fin d'après midi, après le Tari et avant le Chigoma.


Les personnes (voire les équipes) intéressées sont priées de contacter Chanyir au 0684514255, avant la fin du mois de novembre 2009 

Par Dark - Publié dans : Info Pratique
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Vendredi 30 octobre 2009

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU NOUVEAU MAIRE ABDOULHALIM  BACAR

 

                                               Avec certaines personnalités de la ville

 

Lieu: Foyer des jeunes, Espace CHABABI                      Date: Samedi 18/octobre 09 à 16H

 

Objet de la réunion: Prise de contact du Maire avec l intelligentsia d΄ Ouani

 

Apres avoir remercié  tous ceux et toutes celles qui ont répondu présents à la réunion, le Maire exposa l’objet de la réunion: il s’agit d’informer les participants  sur les 2 missions que lui a assignées le Gouverneur Moussa TOIYBOU, à savoir -1-s’occuper de l’éducation dans la ville, afin de donner aux autres régions le pas à suivre pour remonter la pente-2-veiller à la propreté de la ville, pour lui redonner un autre visage.

 

La procédure suivie pour que chacun des participants puisse exprimer sa vision des choses et sa pensée a consisté à laisser à chaque participant la parole, et un tour de table a donc suivi, après l’intervention du Maire;

 

Le présent procès verbal est donc un plaidoyer adressé au nouveau Maire pur lui permettre de connaitre les problèmes de la ville et ainsi lui faciliter la nouvelle tache qui lui incombe.

 

1-Mr le Maire, deux missions vous sont assignées :

 

La première concerne l’éducation de l’enfant de la ville de Ouani ; sur ce point, un comité de réflexion est à pied d’œuvre et a tenu plusieurs réunions de travail ; des recommandations ont été prises ; nous vous demandons de vous conformer à ces décisions  et de designer, parmi votre personnel, une personne chargée  de suivre de prés ce dossier ; vous serez ainsi informé à tout  moment de son évolution.

 

La deuxième  concerne la propreté de la ville ; sur ce point, beaucoup de propositions ont été faites, nous les résumons une à une pour que vous puissiez les mettre en chantier.

 

a-       il existe déjà une réflexion qui a été menée au temps de Jaffar, Ministre de l’intérieur de Mohamed Bacar, il s’agit du plan de développement de Ouani : toutes les solutions à nos problèmes ont été abordées, si vous voulez vous en inspirer ; demandez le rapport à Abderemene Soulaimane, du Ministre de l’agriculture.

b-       Quant au personnel, voulez vous travailler avec le conseil municipal existant ? si oui, les textes existent et ils peuvent être appliqués à la lettre.

c-       En ce qui concerne le personnel du bureau, garde-le  tel que, il sera d’un grand secours pour votre nouvelle mission, en raison de leur expérience ; toutefois, vous pouvez le redéployer en leur confiant des tâche bien précise, notamment, la sensibilisation de la population de la ville, ville qui doit, sur proposition d’un des participants, être divisée en quartiers, combien exactement? Tout dépend des objectifs que vous voulez atteindre dans le cadre de la sensibilisation.

d-       Sur ce point précis de la sensibilisation, sachez que les habitants de Ouani sont têtus, et ont un comportement bizarre, à  certains moments, et vous devez, dans vos réflexion, tenir compte de ce facteur ; c’est pour vous dire qu’il y aura des obstacles, des réticences, quant il s’agira de bien faire, nous disons de bien faire, cette population est ainsi faite, c’est sa mentalité et c’est sur ce point précis que vous devez faire preuve de pédagogie et de finesse.

e-       Sur les ordures, il s’agit de mettre fin à un comportement désagréable de la population de Ouani ; qui laisse son environnement se dégrader, et c’ est la raison pour laquelle , ce mot doit être pris dans son sens le plus large ; à titre des exemples, il s’agit des eaux  stagnantes, des eaux sales de lavage déversées dans les rues, des bouses de chèvres, des vaches et des moutons éparpillées, partout, dans la ville, sans oublier, les moutons ; les cabris et les chèvres laissés en vagabondage dans la ville et les carcasses des voitures, dans tous ses coins.

Une journée « ville propre » est proposée par tous les participants pour marquer les esprits.

f-        Pour remédier à tous ces maux, vous devez absolument recruter des éboueurs chargés de veiller à la propreté dans tous les coins de la ville, personnel qui doit être redéployé dans ces quartiers et payé , si vous voulez que votre mission réussisse, d’où l’obligation et la nécessité d’avoir un budget et une force ;

g-       Sur le budget, beaucoup de postes sont proposées pour avoir un budget conséquent, afin de pallier à toutes les dépenses qui vont naitre de ce vaste chantier  que vous voulez mettre en route. Une commission, désignée en fin de réunion, est mobilisée pour trouver les pistes adéquates pour la construction de ce budget.

h-       Quant à la force, des propositions ont été faites ; l’on peut montre une police municipale, à l’instar des autres mairies ou demander au Gouverneur de mettre à la disposition du Maire , la force de la Gendarmerie, toutes les fois que le Maire en aurait besoin, notamment dans la sécurisation des biens des cultivateurs et par traque des valeurs.

i-         Sur la sécurisation des biens des cultivateurs, un comité existe et travaille d’arrache pied pour limiter les vols et dégâts qui sont occasionnés dans les champs ; aux dires du responsable du comité, SAID NOURDINE, qui a participé à la réunion, c’est une très bonne chose qu’un maire soit installé dans la ville de Ouani ; il demande qu’il s’implique fortement dans ce vaste chantier pour donner courage aux cultivateurs. Une réunion de suivi doit être programmée0

j-         propos de l’approvisionnement de l’eau dans les foyers, un comité existe et le Maire doit chercher à s’enquérir des difficultés que connait ce comité de gestion pour trouver les solutions appropriées pour approvisionner la ville en eau potable suffisante.

k-       Une émission  télé doit être programmée pour informer la population des nouvelles dispositions prises, par les nouvelles autorités de la municipalité, en matière de gestion des ordures ménagères et de la propreté de la ville. Sachez que le projet  PCD s’st penché sur cette question, mais……..

l-         Quant à l’extraction du sable marin, une solution urgente doit être trouvée, car, sovez en sûr, à la prochaine saison de pluie, la mer va ravager tout le littoral de Ountsoha, voire des autres localités ; une proposition consisterait de consulter le gouvernement pour homologuer les prix du sable concassé et ainsi obliger les gens qui construisent à l’acheter, au lieu de chercher en vain à se procurer du sable marin. En attendant cette vous devez vite charger un de vos personnels pour s’occuper personnellement de cette question ; sinon il sera trop tard…

m-     En divers, il a été soulevé la question du déversement par la Société Coca de patsy de matière contenant de la soude sur la nappe phréatique qui alimente les sources d’ eau de Ouani , barakani et Nyatranga ; cette question est d’ une grande importance et doit, connaitre un suivi, puisque il a été entendu avec la Société coca que celle-ci allait déverser ces genres de matières dans d’ autres lieux , pour éviter la pollution de la nappe , en sodium. Un autre point en divers concerne la gestion du Stade, question cruciale, puisque une personne vient de construire dans les limites du stade ; cette question doit être réglée dans les délais les meilleurs pour éviter d’éventuels affrontements entre la jeunesse et la personne suscitée, sous le haut patronage du nouveau Maire.

n-       En divers personnel, il va falloir penser à abattre la Flamboyant « Msiro » de la place de Msirojou, car il constitue un danger public. Que Dieu nous protège, car s’il y a un cyclone cette saison 2009, sachez que toutes les maisons aux alentours vont tomber, et vous serez tenu pour responsable, pour n’avoir pas anticipé la résolution du danger.

   

Rédigé par Ali Ahmed, inspecteur Education.

Par Dark - Publié dans : Socio-politique
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Mercredi 14 octobre 2009
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Un membre de MSF à la rencontre des habitants du bidonville de Kaweni.
Hugo Lattard/Le Monde.fr
Un membre de MSF à la rencontre des habitants du bidonville de Kaweni.

La vingtaine d'hommes qui s'abritaient du soleil sous le manguier de Manga Tele, dans le bidonville de Kaweni, s'est éparpillée vers les hauteurs. Sans papiers, ils s'efforcent d'échapper aux agents de la police aux frontières, qui viennent d'investir le bas de cette commune proche de Mamoudzou, à Mayotte, pour procéder à des contrôles d'identité. Parmi les personnes qu'ils arrêteront ce matin-là figure un père de famille. Il était en train de conduire son fils au centre de soins ouvert par Médecins sans frontières dans le quartier. Le garçon, le pied boursouflé par une gale surinfectée, a été laissé libre. Il s'est réfugié avec sa mère, également sans papiers, au dispensaire de l'ONG.

A Mayotte, ce territoire de l'océan Indien qui deviendra un département d'outre-mer en 2011, la question des étrangers en situation irrégulière prend des proportions inédites. "Leur nombre est évalué au tiers de la population", observe Hubert Derache, préfet de l'île. Soit quelque 60 000 personnes, sur les 186 000 habitants comptabilisés lors du dernier recensement. Il s'agit presque exclusivement de ressortissants des Comores, dont l'île la plus proche, Anjouan, est distante de seulement 70 kilomètres. "Le PIB de Mayotte est douze fois supérieur à celui d'Anjouan. A partir du moment où on a ce décrochage, on a une pression migratoire qui se fait naturellement", explique le préfet. Les militants de la Cimade présents sur l'île soulignent pour leur part qu'"on ne peut pas parler d'étrangers ici de la même manière qu'en métropole". "Bien souvent, ce sont des gens de la même famille que les Mahorais. Certains sont là depuis vingt ans", rappelle Flore Adrien, membre de la Cimade.

 

Le quartier de Manga Tele, à Kaweni, commune limitrophe de Mamoudzou.

Médecins sans frontières s'est implanté à Mayotte au mois de mai. A l'exception d'une structure dédiée aux demandeurs d'asile, à Paris, c'est la seule mission de l'ONG ouverte sur un territoire français. "Avec l'accentuation de la politique de reconduite à la frontière sur l'île, nous avons supposé une baisse de l'accès aux soins des personnes en situation irrégulière. Par peur du déplacement, parce qu'ils ont probablement le risque de se faire arrêter sur le chemin de l'hôpital", explique Isabelle Alix, coordinatrice médicale. Pour le docteur Marie-Pierre Auger, membre de Médecins du monde, établi à Mayotte depuis plus de deux ans, le doute n'est plus de mise. "La politique vraiment musclée que l'on a ici en matière de reconduites est un obstacle. Les gens restent terrés chez eux", affirme-t-elle. Aux urgences de l'hôpital de Mamoudzou, ce constat est partagé. "Le soir on a beaucoup plus de consultations de gens qui ne peuvent pas se déplacer la journée. Ils attendent 19 heures parce que la police aux frontières ne travaille pas la nuit", indique un médecin.

A Mayotte, la machine des reconduites à la frontière tourne en effet à plein régime. A la fin septembre, 12 000 mesures d'éloignement ont déjà été exécutées. "On va vraisemblablement atteindre les 17 000 cette année", avance Hubert Derache, le préfet. Un chiffre à comparer avec les 27 000 reconduites annuelles visées pour toute la France métropolitaine.

Pour échapper aux arrestations, nombre de sans-papiers se sont réfugiés dans la forêt, sur les hauteurs de Mamoudzou.

L'hôpital de Mamoudzou et la quinzaine de dispensaires disséminés sur l'île accueillent tout de même nombre de sans-papiers. Ces derniers représentent "50 % de l'activité et 72 % des accouchements pratiqués", calcule Marie-Lilian Malaviolle, directrice adjointe du Centre hospitalier de Mayotte. Pour eux a été imaginé un système spécifique, lors de la création d'une caisse de sécurité sociale sur l'île, il y a cinq ans. Car Mayotte ne comprend pas l'aide médicale d'Etat (AME). Faute d'être affiliées à la sécurité sociale, les personnes en situation irrégulière doivent débourser 10 euros pour une consultation en dispensaire, 30 euros pour une prise en charge aux urgences et en théorie, 300 euros pour un accouchement. Si les soins sont jugés urgents par le médecin, leur délivrance demeure gratuite. Au total, l'an dernier, "ces provisions n'ont rapporté que 100 000 euros à l'hôpital", indique-t-on à la caisse de Sécurité sociale. Autrement dit, peu de monde s'acquitte de ces provisions.

Le coût de ces forfaits peut cependant être rédhibitoire pour une population dans la clandestinité, dont le niveau de vie est très faible. Ajouté à la peur de se déplacer, il complique gravement l'état de santé de certains malades. "Quand je vais à l'hôpital, je dois faire attention à ne pas être poursuivi", se désole Antoisse Ousseni, qui peine à se lever de sa chaise. Né aux Comores, ce père de douze enfants a servi dans l'armée française pendant quatre ans. Il a été blessé lors d'un exercice et touche depuis une pension d'invalidité. Antoisse Ousseni dit être arrivé à Mayotte en 1987, bien avant l'instauration du visa Balladur, huit ans plus tard. Deux de ses fils y sont nés et ont un passeport français. Lui a fait une demande de nationalité française. Mais la préfecture lui reproche de ne pouvoir justifier d'une entrée légale sur le territoire.

A Mayotte, le niveau de vie des populations en situation irrégulière est très faible.
Le revenu mensuel moyen des personnes reçues par Médecins du monde ne dépasse pas 130 euros.

Le vieil homme souffre d'hypertension. Expulsé vers les Comores, l'an dernier, il s'est retrouvé en rupture de traitement. Il est revenu via un "kwassa", ces embarcations de fortune qui traversent le bras de mer entre Anjouan et Mayotte, au péril de la vie des passagers. Victime d'un accident vasculaire cérébral la semaine dernière, il a été transporté à l'hôpital. "Des gens qui arrivent en rupture de traitement, épileptiques, hypertendus, diabétiques, j'en vois tous les jours", affirme une médecin des urgences de Mamoudzou. "J'ai même fait un certificat de décès pour quelqu'un qui n'avait pas ses dix euros et qui est mort d'une crise d'épilepsie généralisée. Il n'avait pas été consulter. Sur son carnet j'ai vu que c'était un étranger en situation irrégulière", ajoute-t-elle.

"Manifestement il y a des problèmes de retard d'accès aux soins", estime Marie-Pierre Auger, de Médecins du monde : "On a beaucoup de fièvres ici, mais ce qu'il y a de plus remarquable, c'est qu'on a énormément de formes graves de fièvres typhoïdes. Cela démontre clairement que les gens attendent le dernier moment pour consulter et se faire soigner." Et qui pour venir délivrer des soins si la personne ne peut elle-même se déplacer ? C'est le principal souci de Kamal Ahamada. Prisonnier de son fauteuil roulant, il ne peut quitter le "banga", la cabane de planches et de tôles ondulées où il habite. Originaire d'Anjouan, boulanger à Mayotte pendant dix ans, un accident l'a laissé paraplégique. Jusqu'à présent, son affiliation à la Sécurité sociale lui permettait la visite d'infirmiers à domicile. Mais elle vient d'expirer, en même temps que son titre de séjour.

Hugo Lattard
Par Dark - Publié dans : Socio-politique
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Mardi 13 octobre 2009

Comme on pouvait le craindre, le recours formé par le Football Club de Ouani, n'a rien donné. Déboutée de leur appel, la communauté sportive de Ouani, doit prendre son mal en patience pour voir une équipe évoluer en première division du championnat de football. Le FCO en s'offrant une rétrogradation en 3 ème division vient de décourager plus d'un, et nous amène, tous, à réfléchirsur le processus de fléchissement socio-culturel qui touche la jeunesse ouanienne.
                                                  Darkaoui

Par Dark - Publié dans : Société
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