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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 21:07

Une large délégation d’élus mahorais sera reçue mardi à l’Elysée par le président Sarkozy, trois mois avant le référendum sur la départementalisation de la collectivité.

 

 

La délégation comprendra notamment l’ancien député UMP Mansour Kamardine, battu aux élections législatives de 2007, et l’ancien président du Conseil général Saïd Omar Oili (Nouvel élan pour Mayotte, Nema).            

Débat à l’Assemblée
Ce dernier a demandé au président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer l’organisation rapide d’un débat à l’Assemblée, comme le permet la Constitution, sur l’accession de Mayotte au régime de département et région d’Outre-mer (DROM), souhaitée dans une résolution votée à l’unanimité en avril dernier par le Conseil général.

"Les élus de Mayotte ne connaissent pas à ce jour les orientations précises et concrètes du gouvernement", a écrit M. Oili à M. Accoyer. "Le flou total et le plus complet règne dans l’île". Dans un communiqué, son parti, le Nema, fait part de ses craintes quant à une adaptation des textes trop longue pour six domaines importants encore régis par la spécificité législative (fiscalité, droit social, droit du travail, droit foncier, conditions d’entrée et de séjour des étrangers).

Spécificités législatives
Selon le sénateur UMP Soibahadine Ibrahim Ramadani, leur extension ne serait prévue qu’à compter du 1er janvier 2014 dans la "feuille de route" que le gouvernement compte présenter avant fin 2008. Le Nema juge le délai de 2014 trop long et demande que la fin des spécificités législatives intervienne fin 2010.


Le parti de M. Oili revendique aussi "l’existence de deux organes délibératifs à l’échelle de l’île" (un Conseil général et un Conseil régional), comme dans les autres DROM. Le Néma demande également que les Mahorais bénéficient le plus rapidement possible des "même droits sociaux, des mêmes obligations, des mêmes salaires" que les autres Français.
"Il est intolérable que certaines prestations sociales (dont le RSA) ne soient prévues que sur une période de 20 à 25 ans. Cet échéancier marque le signe d’un véritable mépris des Mahorais", estime-t-il.
                                              Source AFP                  Photos/Dark

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