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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 20:47

2012, année des possibles

 

 

            Après une année 2011 particulièrement mauvaise sur le plan européen et français, 2012 devra être l’année des possibles, celle où l’on choisit ensemble les voies du redressement. Au niveau européen, le fédéralisme devra progresser, notamment sur le plan financier et fiscal, sinon l’Europe se désintégrera, ce qui nous ramènerait 70 ans en arrière. Nos dirigeants successifs ont trop utilisé l’Europe comme bouc-émissaire de leurs erreurs de gestion. Il est temps de remettre les pendules à l’heure et de dire la vérité. Sans l’Europe, nous serions réduits à néant. L’euro a permis de camoufler nos faiblesses, mais, sans lui, nous serions rayés de la carte du monde. Ce qu’il faut, c’est regarder  la situation en face, dire la vérité aux peuples, et s’unir pour réagir. C’est amorcé, mais nous devons aller plus vite et plus loin dans ce sens.

            Sur le plan français, l’année 2012 sera celle de l’élection présidentielle. Ce sera l’occasion de repartir de l’avant avec confiance et en toute transparence. Cela implique une volonté collective de mettre fin à cette médiocrité politicienne, qui fait le quotidien de la droite comme de la gauche. Le seul but du PS est de faire l’inverse de l’UMP, et le seul but de l’UMP est de faire l’inverse du PS. Tout ce qui vient d’en face est nul, et tout ce qui vient de son camp est parfait. Il faut casser ce comportement stupide qui nous amène à la situation où nous nous trouvons. PS et UMP sont également responsables de la faillite qui nous menace. L’heure n’est plus aux éternelles promesses électorales, dont ceux qui les font savent très bien qu’ils ne pourront pas les tenir. L’heure doit être au rassemblement avec un seul but : redresser la France sur le plan moral, financier et social.

 C’est pourquoi je suis très optimiste en ce début d’année nouvelle, car un homme propose de nous sortir de ce marécage politicien, de nous dire la vérité sur la situation réelle, sur les efforts à fournir, et il propose de nous rassembler pour nous battre ensemble, avec le souci d’une réussite partagée. Cet homme, vous l’avez deviné, c’est François Bayrou. Il a été assez décrié, pour ne pas être maintenant respecté.  On m’a souvent raillé en me disant : « Et alors, ton François, qu’est ce qu’il fait ? Tu ne vas pas continuer à le suivre ? On ne sait pas où il va, et il est tout seul. » Je le connais depuis plus de 30 ans. Je connais ses faiblesses, comme pour tout homme, mais j’ai un profond respect pour ses qualités. Il est resté fidèle à ses convictions, qui sont les miennes, celles que je vous exprime de manière hebdomadaire depuis bientôt 20 ans. Pour lui, comme pour moi, il s’agit de mettre toujours l’homme au cœur de nos préoccupations, et la justice au centre de nos propositions. Si nous avons pu paraître seuls, c’est parce que nos convictions nous empêchaient de nous plier devant un pouvoir totalitaire, injuste et souvent mafieux. Que ce soit au niveau local ou au niveau national, j’ai constamment dénoncé la corruption qui a envahi notre société. Plus que jamais cette dénonciation s’impose. Toutes les affaires que l’on nous sert au fil des jours montrent bien que nous avons besoin de sortir de cette spirale mafieuse qui paralyse la gauche comme la droite. François Bayrou est sans doute celui qui a pris le plus ses distances par rapport à la tentation du pouvoir et de l’argent, et qui est le plus libre par rapport aux réseaux. C’est aussi le plus européen, car les pères fondateurs étaient de notre famille politique. Comme l’écrit Eric Izraelewicz, directeur du « Monde » : « Aux Etats-Unis, comme dans pratiquement tous les pays européens, la crise économique, entrée dans sa 4ème année, est largement le fruit de dysfonctionnements politiques. Les peuples n’ont plus confiance en leurs représentants, ce dont témoigne la montée des mouvements des indignés d’un côté, des populismes de l’autre. Ils s’inquiètent d’une impuissance de plus en plus flagrante des politiques. La crise de défiance à l’égard des systèmes de représentation de gouvernance des Etats –nations a trouvé en 2011, sa meilleure expression dans le berceau même de la démocratie, l’Europe. » Pour retrouver la confiance, sans laquelle l’Europe ne pourra s’en sortir, il faut dire la vérité aux peuples et unir les forces vives. Seule une majorité centrale qui réunirait toutes les énergies et les bonnes volontés peut redonner cette confiance. C’est ce que veut dire François Bayrou dans son court message de vœux, et avant de présenter son projet détaillé fin janvier ou début février : « Tout cela, il faudra le faire ensemble, parce qu’un pays divisé ne peut rien dans cet orage du monde que nous traversons, mais un pays qui s’unit, rien ne lui résiste. Dire la vérité, faire ce que l’on va dire, et le faire ensemble, voila ms vœux. C’est à ce prix que 2012 sera une meilleure année. »

            Pour 2012, je formule donc le vœu que nous ayons le courage et la capacité de nous rassembler sur les valeurs qui ont inspiré les pères fondateurs de l’Europe, et que nous sachions discerner ensemble ce qui est possible de ce qui ne l’est pas, ce qui est vrai de ce qui n’est que mensonge. A l’impossible, nul n’est tenu, mais aux possibles, soyons tous solidairement tenus. Bonne année à toutes et à tous, dans le respect des opinions de chacune et de chacun.

 

 

 

 

 

                                                                                                          Jacques JEANTEUR

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