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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 09:51

Comme on s’y attendait, la commission européenne de ce mardi 23 décembre, appelle la France à respecter ses engagements en matière des droits de l’Homme à Mayotte.


"La Commission européenne appelle au respect des droits de l'Homme partout où des violations sont identifiées", a déclaré son porte-parole.

Il doit en être ainsi, même si Mayotte, situé dans l'Océan indien, "ne fait pas partie de l'Union européenne, c'est un territoire français d'outre-mer et les hommes, les femmes et les enfants retenus dans ce centre ont droit à des conditions de vie décentes", a insisté le porte-parole.

Ceci fait suite à la vidéo publiée sur le site de libération, tournée dans le centre de rétention de Mayotte, ainsi qu’aux dénonciations d’organisations non gouvernementales comme la cimad et le Collectif Migrants d’outre-mer (Mom).

De son côté, le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue s’engage à procéder à « une analyse approfondie de la situation et à faire les recommandations qui s’imposent ».


Période des fêtes aidant, Bernard Kouchner et Rama Yade ont réussi à accorder leur violon sur ce sujet, en nous imposant un silence complice.

                                                         Darkaoui Allaoui

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 13:30

23 décembre 2008

 

 

 

Les faits rapportés relatifs aux conditions réservées aux personnes en rétention dans le centre de Mayotte ne sont qu’un aspect des violations flagrantes dont se rendent coupables les autorités françaises à Mayotte”.

‘‘Le gouvernement de l’Union des Comores apprécie hautement l’intérêt porté à la situation des droits de l’Homme à Mayotte par le quotidien français Libération. En effet dans un article paru le 18 Décembre 2008 ce journal dénonce à juste titre les traitements inhumains réservés aux personnes détenues au Centre de rétention administrative de Mayotte sous administration française.
Cet article a permis une médiatisation internationale des faits et pratiques souvent dénoncés par plusieurs organisations humanitaires mondiales ou internationales telles que Amnesty International, la Cimad, etc. De même, les organisations comoriennes des Droit de l’Homme, la presse et la société civile comoriennes ont depuis toujours dénoncé ces agissements des autorités françaises à Mayotte. De son côté, le gouvernement de l’Union des Comores a eu, à plusieurs reprises, l’occasion de rappeler aux autorités françaises ses graves et légitimes préoccupations face à ces humiliations inacceptables contraires à la dignité humaine.
Les faits rapportés relatifs aux conditions réservées aux personnes en rétention dans le centre de Mayotte ne sont qu’un aspect des violations flagrantes dont se rendent coupables les autorités françaises à Mayotte à savoir :
- les conditions d’arrestation des personnes injustement accusées d’être en séjour irrégulier à Mayotte,
- les interpellations intempestives et dégradantes, les arrestations en dehors de tous cadres juridiques, d’enfants mineurs, des malades en cours de traitement et de femmes enceinte.
Le comble de l’horreur, c’est la transformation en cimetière marin du bras de mer qui sépare Mayotte et l’île d’Anjouan du fait d’un visa exigé depuis 1994 à tout Comorien désirant se rendre sur l’île comorienne de Mayotte.
Face à ces violations des Droits de l’Homme, devenues courantes à Mayotte, le gouvernement de l’Union des Comores demande instamment aux autorités françaises à Mayotte de prendre toutes les dispositions pour y mettre un terme et s’abstenir dans le futur de tout acte appelant, de près ou de loin, de telles pratiques si contraires aux droits et à la dignité humaine.
Le gouvernement de l’Union des Comores reste convaincu que la solution satisfaisante et durable de tous ces problèmes réside dans le respect du droit international dans le contentieux franco-Comorien sur l’île de Mayotte’’.
 

Fait à Moroni, le 20 Décembre 2008                             Source: Alwatwani
 

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 21:15

Nul républicain, ne peut manifester une retenue d’indignation à l’égard des images récentes (site Libération.fr) montrant ce qui se passe dans le centre de rétention de Mayotte (CRA) ; même si la sortie de cette vidéo ne tient pas du hasard.

Incontestablement, c’est une honte de la République Française. Dans le genre et quand cela s’opère à Mayotte, il n’y a pas matière à ébranler la conscience républicaine, incarnée par les gouvernants successifs de droite comme de gauche, même si la palme revient à la droite récente (Baroin, Estrosi et aujourd’hui Jégo).  La réaction de l’actuel secrétaire d’Etat à l’Outre-mer n’a pas dérogé à la règle, puisque de ce qui semble n’avoir "d'alternative à la fermeture immédiate"  selon Jean-Marie Delarue - contrôleur général des lieux de privation de liberté dans une lettre au collectif migrants d’outre-mer M Jégo  annonce gaillardement un projet de construction d’un nouveau centre de 140 personnes, car  la situation " n’est pas  acceptable" daigne-t-il reconnaître. D’une responsabilité et d’une culpabilité manifestes et incontestées, de violations graves des droits élémentaires des individus, dont la République ne peut s’exonérer, M Jégo ne trouve approprier que d’annoncer "… j’ai fait accélérer la procédure concernant la reconstruction du centre de rétention administrative, celle-ci a été acceptée par le gouvernement pour la reconstruction d’un centre de 140 places, et ce centre sera ouvert en 2010». Dans d’autres circonstances et pour d’autres considérations des ministres monteraient dans le premier avion. Cela est bien symptomatique d’une attitude arrogante des hautes autorités à Mayotte, faisant de Mayotte une France d’oméga zone (moins qu'une seconde zone).

La classe politique mahoraise, en tout cas pour ce qui est de sa partie respectable, ne cautionne aucunement de tels agissements. Elle appelle à une stabilité sociale, sérieusement compromise par le regrettable problème de l’immigration clandestine.

La fermeture s’impose par la non-conformité, et ne saurai être comprise comme une solution à ce triste problème dont les deux acteurs sont l’Union des Comores et la France. sa résolution est l'affaire de ces deux protagonistes.

 

Nul honnête connaisseur de Mayotte, ne peut contester le fait que les valeurs qui fondent la République française sont en permanence bafouées à Mayotte par les hautes autorités (les mêmes qui tiennent les manettes de la seule radio et télévision publique de l’île). A titre subsidiaire, il est bon de savoir que Mayotte est le seul territoire français où quelques quartiers sont exclusivement réservés aux occidentaux et que l’autochtone n’a pas droit de cité.

 

Voici, en guise de contribution et de  réponse à ce qui m’est reproché, ce que je peux verser de ce sujet touchant ce morceau de terre de l’Océan indien. Je ne peux que vous renvoyer à mes précédents articles (catégorie réflexion).
                                                                          Darkaoui Allaoui

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 00:39

La délégation d’acteurs politiques regroupés au sein d’un Comité pour la Départementalisation de Mayotte (CDM) a donc été reçue ce mardi 16 décembre 2008, par le Président de la République, en présence du Secrétaire d’Etat à l’outre mer, M Yves Jégo. 
Au cours de cet entretien, le CDM a présenté au chef de l’Etat le fameux pacte pour la départementalisation de Mayotte.

 

A la question cruciale, qu’est celle du contenu exact de la question qui sera posée aux Mahorais, l’Elysée ne pouvait être aussi discret. En revanche, il s’est contenté de reproduire un catalogue programme étalé sur trois ans. On y trouve, entre autre, la consultation, en mars 2009, de la population de Mayotte sur l’évolution vers la création d’un département relevant de l’article 73 de la constitution, et la création en avril 2011 du 101ème département français. Viendrait ensuite en janvier 2012, la mise en place des prestations sociales non encore étendues à Mayotte (…), mais avec un taux nettement inférieur au taux moyen national, puisqu’il correspondrait à 25%. L’alignement se ferait progressivement sur 25 ans.

Enfin, et à la demande du Président Sarkozy, Y Jégo sera à Mayotte en janvier 2009, pour finaliser cette feuille de route dans la perspective de la consultation du 29 mars.


                                                                              Darkaoui

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 21:07

Une large délégation d’élus mahorais sera reçue mardi à l’Elysée par le président Sarkozy, trois mois avant le référendum sur la départementalisation de la collectivité.

 

 

La délégation comprendra notamment l’ancien député UMP Mansour Kamardine, battu aux élections législatives de 2007, et l’ancien président du Conseil général Saïd Omar Oili (Nouvel élan pour Mayotte, Nema).            

Débat à l’Assemblée
Ce dernier a demandé au président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer l’organisation rapide d’un débat à l’Assemblée, comme le permet la Constitution, sur l’accession de Mayotte au régime de département et région d’Outre-mer (DROM), souhaitée dans une résolution votée à l’unanimité en avril dernier par le Conseil général.

"Les élus de Mayotte ne connaissent pas à ce jour les orientations précises et concrètes du gouvernement", a écrit M. Oili à M. Accoyer. "Le flou total et le plus complet règne dans l’île". Dans un communiqué, son parti, le Nema, fait part de ses craintes quant à une adaptation des textes trop longue pour six domaines importants encore régis par la spécificité législative (fiscalité, droit social, droit du travail, droit foncier, conditions d’entrée et de séjour des étrangers).

Spécificités législatives
Selon le sénateur UMP Soibahadine Ibrahim Ramadani, leur extension ne serait prévue qu’à compter du 1er janvier 2014 dans la "feuille de route" que le gouvernement compte présenter avant fin 2008. Le Nema juge le délai de 2014 trop long et demande que la fin des spécificités législatives intervienne fin 2010.


Le parti de M. Oili revendique aussi "l’existence de deux organes délibératifs à l’échelle de l’île" (un Conseil général et un Conseil régional), comme dans les autres DROM. Le Néma demande également que les Mahorais bénéficient le plus rapidement possible des "même droits sociaux, des mêmes obligations, des mêmes salaires" que les autres Français.
"Il est intolérable que certaines prestations sociales (dont le RSA) ne soient prévues que sur une période de 20 à 25 ans. Cet échéancier marque le signe d’un véritable mépris des Mahorais", estime-t-il.
                                              Source AFP                  Photos/Dark

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 00:57

Le décret relatif au gouvernement de l’Union des Comores est publié vendredi soir à Moroni. Une équipe réduite à dix membres y compris les Vice-présidents de l’Union chargés respectivement des fonctions et ministères. Le président Sambi adopte ainsi le schéma d’une dégression des superstructures des exécutifs de l’Union et des îles pour des raisons budgétaires. Le souhait des institutions financières internationales est de 26 ministres, au maximum, pour l’ensemble du pays.

Vice-président, chargé du Ministère des Transports et du Tourisme, Monsieur IDI NADHOIM

Vice-président, chargé du Ministère de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre, Monsieur IKILILOU DHOININE

Et sont nommés ministres, membres du gouvernement de l’Union des Comores, les personnes dont les noms suivent :

Monsieur Ahmed BEN SAID JAFFAR
Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe

Monsieur Mohamed ALI SOILIHI
Ministre des Finances, du Budget, de l’Economie, du Travail, du Commerce Extérieur et l’Entreprenariat féminin

Monsieur Mmadi ALI
Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de l’Administration Pénitentiaire, des Affaires Islamiques, chargé des Relations avec le Parlement et les Institutions insulaires,

Monsieur Houmadi ABDALLAH
Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement, chargé de l’Energie, de l’Industrie et de l’Artisanat

Dr Kamaliddine AFRAITANE
Ministre de l’Education Nationale, de la Recherche, de la Culture et des Arts, Porte-parole du Gouvernement

Monsieur Mohamed Larif OUKACHA
Ministre de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures, de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Investissements

Monsieur Said ATTOUMANE
Ministre de la Fonction Publique, des Reformes administratives et Institutionnelles et des Droits de l’Homme

Dr Abdouroihim SAID BAKAR
Ministre des Postes et Télécommunications, chargé de la Communication et de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information

Source: Al-Watwan

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 12:56

 

Ce n’est pas un vendredi comme les autres, celui du 18 avril 2008. Celui-ci doit sa particularité, non pas à une fête commémorative ou religieuse, mais plutôt à une subtile trouvaille électoraliste, combinant promesse politicienne* et conditionnement de l’homme. Le conseil général, à la présidence duquel Ahamed Attoumani Douchina, fraîchement élu par ses pairs – de la majorité présidentielle - s’apprête à adopter la fameuse résolution tendant à transformer rapidement la collectivité départementale, en un département et région d’outre-mer.

Quelques heures plutôt, les trois conseillers généraux dont le Président, occupants les avant-derniers sièges côté droit de la classe confort de l’avion qui nous ramène de Paris, n’ont pu  retenir leur excitation, qu’en deuxième moitié de nuit.

9h30, l’hémicycle du conseil général est en pleine effervescence.




9h45, c’est debout que l’assemblée accueille le Président. Tout Mayotte retient son souffle l’instant d’un vote ; les ondes de la seule radio nationale transmettent l’événement ; Ahamed Attoumani Douchina ouvre la séance par la lecture des attendus. Il engage le vote de ladite résolution, et c’est sans surprise, qu’elle est adoptée à l’unanimité et à main levée. Elle est portée sur le champ  au préfet Vincent Bouvier qui transmettra au gouvernement.
 

Cependant, on ne peut ne pas relever l’air interrogatif du Préfet Bouvier (photo). Et à juste titre, car nous croyons savoir que, les effets de la crise financière sur l’économie réelle, serviraient de prétexte au gouvernement pour ajuster des réformes structurelles et à choisir ses priorités : la consultation prévue en mars 2009,  à Mayotte pour son statut, serait renvoyée sine die. De plus, il ne faut pas non plus perdre de vue un remaniement ministériel proche, au terme duquel, le porte feuille de la place Beauvau ainsi que celui de son secrétariat à l’outre-mer, changeraient de mains.

                                                                       Darkaoui

 

* « L’ancrage de Mayotte dans la République est désormais inscrit, depuis 2003, dans notre Constitution et votre île a naturellement vocation à devenir un département d’Outre-mer. Aussi, si le Conseil général de Mayotte me le demande, comme la loi l’y autorise à partir de 2008, je vous consulterai sur la départementalisation de votre île ». lisait-on dans « la lettre du candidat Nicolas Sarkozy aux mahorais » de mars 2007 ; et de rappeler un dispositif législative qui dit qu’ « à compter de la première réunion qui suit son renouvellement, en 2008, le Conseil général de Mayotte peut, à la majorité absolue de ses membres et au scrutin public, adopter une résolution portant sur la modification du statut de Mayotte et son accession au régime de département et région d’Outre-mer défini à l’article 73 de la Constitution. »



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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 12:08

Spectacle désolant dont seuls les journalistes et certaines associations "représentatives de je-ne-sais-quoi", ont le secret. Quand les uns versent dans l’hypocrisie,  les autres se complaisent dans la susceptibilité.

Tout a commencé par un échange entre Eric Zemmour, éditorialiste du Figaro, et Mme Rokhaya Diallo, présidente de l’association "les invisibles" sur un plateau de télévision*: le premier lançait à la seconde qu’il est de la race blanche et qu’elle est de la race noire. Quel scandale ! Quel blasphème ! Le tollé s’entretiendra par médias interposés.

Pourtant, je n’hésiterai pas une seconde, à soutenir la même chose devant M. Zemmour : je suis de race noire et lui de race blanche, ceci en référence à la définition accordée par le Petit Larousse 2009 qui parle de « subdivision de l’espèce humaine en Jaune, Noirs et Blancs selon le critère apparent de la couleur de la peau ».

Mieux encore, un grand Monsieur - qui force le respect - à qui une journée entière a été consacrée, récemment,  sur les ondes d’une radio nationale disait « Il y a beaucoup plus de cultures humaines que de races humaines, puisque les unes se comptent par milliers et les autres par unités… » : Claude Lévi-Strauss, qui heureusement ne se devait de flatter.

Comme à l’accoutumée, nous ne sortons pas grandis, à vouloir paraître la mascotte de "groupes de pensée convenue". Ceux-là même qui ne bronchent pas quand on désigne par black un noir, comme si l’adjectif « noir » portait une charge de plomb. Nous nous devons de surpasser les réactions primitives. Il est vrai qu’à vouloir traiter de ce problème, certains ont commis l’erreur de confondre une notion purement phénotypique, avec des expressions sociologiques et psychologiques des cultures humaines, au premier rang desquels Gobineau. Notre devoir est de corriger, non pas par la fuite mais par la lumière. Si nous trouvons que nos prédécesseurs ont procédé à une étude de la chose et ont réfléchi sur elle de façon simpliste, incomplète, alors étudions ce qu’ils en ont dit ou écrit. Ce qui, de cela, sera en accord avec la vérité, nous l’accepterons de leur part, nous nous en réjouirons et leur en serons reconnaissants. Quant aux choses qui ne le seront pas, nous éveillerons sur elles l’attention, nous avertirons la société d’y prendre garde.

 

                                                                          Darkaoui le 05/12/08

 

* « Paris-Berlin, le débat sur le métissage » diffusée le 13 novembre 2008 sur Arte. 

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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 08:53

Le 4 décembre 2008

Situation ’potentiellement explosive’ pour le Sénat

La situation est ’potentiellement explosive’ dans les bidonvilles de Mamoudzou à Mayotte, en raison de la concentration d’une population jeune et démunie, selon un rapport de la commission des lois du Sénat présenté jeudi, dans la perspective de la départementalisation.

 

 

S’appuyant sur les éléments des services de police fournis sur place à quatre sénateurs, le rapport souligne que "de nombreux jeunes sont livrés à eux-mêmes" dans les zones urbaines entourant Mamoudzou (53.000 habitants), et que cette concentration "apparaît propice au développement d’une délinquance dure".

Plus de 22.800 crimes et délits entre 2006 et 2007
Le phénomène "est aggravé par les enfants laissés seuls sur le territoire et non déclarés par leurs parents clandestins reconduits aux Comores", précise le rapport. Toutefois, selon les services sociaux, "il semblerait qu’environ 80% des mères concernées reviendraient illégalement à Mayotte dans le mois suivant leur reconduite à la frontière". Avec 22.814 crimes et délits, la collectivité départementale a enregistré une augmentation de 19,51% du nombre de faits constatés entre 2006 et 2007.

La délinquance générale a augmenté de plus de 442% en dix ans, et celle de proximité de plus de 179%, alors que la population de l’archipel est passée de 131.320 habitants en 1997 à 186.452 habitants (officiellement) en 2007. Dans le même temps, la population scolaire est passée de 43.158 à 70.209 (+ 62%). Selon une partie de la population, les étrangers en situation irrégulière (60.000) sont responsables du sureffectif constaté dans les classes. Mamoudzou compte 14.000 élèves pour 53.000 habitants et quatre des plus grandes écoles primaires de France (plus de 800 élèves par école). Selon le vice-recteur, 90% des élèves de l’archipel entrent à l’école sans parler le français.

Une naissance toutes les heures
Le nombre annuel de naissances (une toutes les heures) fait du centre hospitalier de Mamoudzou "la première maternité de France", 56,2% des femmes ayant accouché en 2007 sans être affiliées à la sécurité sociale. Le rapport fait de nombreuses suggestions dont la programmation, si le oui l’emporte au référendum sur la départementalisation prévu fin mars, d’"un effort financier exceptionnel de l’Etat sur plusieurs années". Il prône l’interdiction de toute nouvelle union polygame et la nomination rapide d’un président pour la commission de révision de l’état civil (14.000 dossiers en instance fin 2007) dont "l’absence de fiabilité pour l’ensemble de la population a des répercussions considérables sur la fiabilité des listes électorales".

Source RFO (Avec AFP)

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 19:22

Certains parmi vous, ont exprimé leur étonnement, au sujet de ma position sur la soi-disant « immigration clandestine à Mayotte.»

Je peux comprendre que soit soulevée la réflexion rejetant la conception-même d’immigration entre Mayotte et les trois  îles de l’Union des Comores ; tant il apparaît, pour certains d’entre vous, qu’il s’agit ici de populations culturellement et socialement identiques, avec une histoire commune. En même temps, je pense qu’il faut savoir être au-dessus de certaines considérations, qui ne trouvent leur place que dans des enjeux stériles et machiavéliques : nous connaissons tous, le nombre de vies perdues dans le bras de mer qui sépare Mayotte (Maoré) de Anjouan (Ndzouani) ; nous n’ignorons pas non plus, la capacité d’accueil d’une île de 374 km². L’objectivité de la société civile doit dépasser le machiavélisme des acteurs politiques. Comprendre le mouvement migratoire et en apporter les remèdes à effet immédiat, est, me semble t-il, la seule priorité qui vaille. A la société civile j’avance ceci : quand vous avez imaginé des  proches (grands, petits et très petits) périr dans les conditions atroces que constitue la noyade, votre indifférence vaut complicité. Ne cautionnez pas l’action politique irresponsable. Il y a comme une forme de schizophrénie, dont seraient atteints certains acteurs politiques comoriens, faisant qu’aux questions ; qu’ai-je fait à mon prochain pour mériter cela ? que dois-je faire à mon prochain pour lui éviter un  désastre humain familial et humiliations ?; ils n’avancent une once de réponse sincère. Pour être régulièrement à Ndzouani, je n’ai pas observé l’once d’une envie de sortir de cette situation qui profite, souvent, à des filières « aux affaires macabres » avec hommes sans foi, sans éthique agissant souvent sous la couverture de certaines autorités locales. Celles-là- même qui mettent en avant des considérations purement égocentriques (Maoré, terre comorienne, doit intégrer son giron…), mettant très bas l’homme et la valeur humaine. L’honnêteté, le sens humain commande à dénoncer aussi cela ; de tous les textes et autre mémorandum, il n’y a  pas une seule ligne. Je ne peux, non plus exonérer les autres acteurs politiques de Mayotte et de France; j’en ai parlé sur mon précédent texte ; j’y ai même évoqué la question des visas qui, à mon sens, n’est pas l’urgence immédiate. Je persiste, l’urgence immédiate est en amont.

J’accorde une place majeure au concept de la mobilité croisée*, pour consolider l’action des remèdes à effet immédiat ; mais ce concept ne peut se concevoir qu’à rapport économique équilibré entre les îles, faute de quoi nous risquerions d’engendrer un déséquilibre plutôt défavorable aux trois îles de l’Union des Comores (effet aspirateur.)

 

Comment sortir du cas Mayotte, me demande-t-on ?

En toute modestie, ce que trois parties ne parviennent pas à solutionner, je m’imagine mal arriver. En revanche quelques pistes de réflexion nous sont autorisées:

- le retour immédiat de Mayotte dans le giron de l’Union des Comores me semble relever d’un accouchement prématuré au forceps : le bébé Mayotte serait voué à la mort.

- la coopération, l’échange me paraissent seul avenir capable de faire disparaître les tensions et autre méfiance et cela quelque soit le statut institutionnel de Mayotte. Ici le concept de la mobilité croisée, a toute sa place. Il faut, cependant, reconnaître qu’aujourd’hui, les autorités comoriennes en font un substrat de chantage : brandir la question de l’île comorienne de Mayotte au niveau des institutions internationales, aux fins d’arracher à la France une promesses d’aide voire une contribution financière ciblée.

 

Faisons du respect de l’autre, mahorais, anjouanais, mohélien ou grand-comorien, notre charte de la transcendance.

 

* Concept développé par l'économiste international Anrmy B. dans son récent article dont le titre est "Osons la mobilité croisée pour unir la Nation".                            

                                                                                Darkaoui allaoui       22/11/08

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