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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 16:00

                                               Libre opinion du Lundi 29 août 201

 

            Un courage mou,
 
            François Fillon vient de présenter son plan de 20 mesures de réduction des déficits avec un projet d’un milliard de recettes supplémentaires en 2011 et 11 milliards en 2012. Sans aucune concertation, ni dialogue avec les leaders politiques ou syndicaux, ce projet ne semble ni discutable, ni amendable. Il comporte des infléchissements positifs, mais aucune réforme de fond. Il traduit une prise de conscience des effets négatifs de la politique menée depuis près de 10 ans, mais il ne trace pas de véritable alternative. Il contient des mesures de santé publique, qui n’ont rien à voir avec la dette (tabac, alcool, boissons sucrées). Pour moi, il traduit un courage mou. Pour Jean-Louis Borloo, « Ce n’est pas à la hauteur de ce qui s’est passé cet été.  Ce n’est pas la grande réforme de rééquilibrage entre l’imposition du travail et celle du capital. »  Jean-François Coppé, approuve sans surprise : « Un discours de vérité et des décisions courageuses, responsables et justes, dans la droite ligne de la gestion rigoureuse de la majorité depuis 2007. » De son côté, Laurent Fabius dit : « Ce plan n’est pas à la mesure de nos problèmes. Il faudrait une vraie suppression des niches fiscales que nous évaluons à 10 milliards, et un recentrage des dépenses sur 4 postes : l’emploi, l’éducation, le pouvoir d’achat et la sécurité. » La Croix, en parlant de François Bayrou, rappelle: « Le Président du Modem a-t-il tort d’avoir eu raison le premier ? Dès la campagne de 2007, François Bayrou avait en effet placé au cœur de sa campagne présidentielle la question de la dette publique, « Epée  de Damoclès au dessus de la tête des Français. ». Le président du Modem réagit ainsi aux mesures gouvernementales : « Le discours de présentation de ces mesures a été écrit de telle façon que personne n’y comprenne rien, et que le citoyen, même averti, ne puisse juger de la réalité des annonces. C’est une erreur. Dans une situation aussi lourde de surendettement, il faut au contraire la clarté, la pédagogie, considérer les citoyens comme responsables, donc expliquer. Probablement y-a-t-il dans ce galimatias technocratique des mesures de bon aloi, mais elles sont illisibles. Ce qui ressort cependant, c’est que c’est un plan de rustines…Cela ne peut tenir lieu de plan cohérent et assumé. Le grand plan indispensable et indispensable pour tous les Français, il faudra en discuter pendant la présidentielle. »
            Contrairement à ce qui est affirmé par le gouvernement, ce sont les classes moyennes qui seront les principales victimes de ce plan de rigueur. La taxe exceptionnelle de 3% sur les très hauts revenus ne touchera que 10.000 personnes, et ne rapportera que 400 millions sur 2 ans. Le bouclier fiscal, lui, avait coûté sur 4 ans de 2008 à 2011, 2,433 milliards, soit 6 fois plus. L’éditorial du « Monde » parle, de son côté, de la bataille de la crédibilité et de l’équité et dit notamment : « Pour autant, les économies annoncées ne font que colmater les brèches immédiates. Elles ne répondent pas au problème de l’endettement de la France (1.650 milliards d’euros) et du déficit structurel de ses finances publiques, le plus négatif des pays de la zone euro bénéficiant encore du triple A…Les principales mesures d’économie - sur les mutuelles, l’assurance-vie ou l’immobilier notamment-  toucheront essentiellement les classes moyennes aisées ou modestes. Ce n’est pas une surprise, tant c’est la tradition en France. Mais, en matière d’équité, nul doute que l’on peut mieux faire. A la gauche de le démontrer ». Beaucoup expliquent la situation catastrophique actuelle par le contexte économique conjoncturel. Il est bon de rappeler que De Gaulle, en 1958,  grâce au plan de redressement de Jacques Rueff  et à la croissance, avait remis les finances en ordre. En 1973 et en 1979, alors que les deux chocs pétroliers avaient fortement ralenti la croissance, la rigueur de Raymond Barre a permis de maintenir des finances publiques saines. Lors du duel télévisé en 1981, François Mitterand avait d’ailleurs reconnu que la maîtrise du déficit budgétaire constituait « une des rares réussites ». En 1988, le politologue Jean Charlot écrivait : « La permanence de la crise, le scepticisme des électeurs sur la possibilité d’en sortir ont empêché la percée de l’économiste Raymond Barre. » En 1995, seuls Edouard Balladur et Lionel Jospin s’étaient inscrits dans la volonté de respecter les critères de Maastricht. En 2007, la question de la dette et des déficits publics a été essentiellement portée, comme on l’a dit, par François Bayrou.
            A mon modeste niveau, alors que j’ai soutenu sans réserve Raymond Barre et François Bayrou dans leur volonté de rigueur équitable, je considère que ces mesures ont un goût d’inachevé et d’absence d’équité. Cela me rappelle la période sur la réforme des retraites, où ce qui a été décidé, était insuffisant, et n’avait fait l’objet d’aucun dialogue, et donc a fortiori, d’aucun consensus. Nous n’avons pas besoin de mesures imposées par l’UMP et dénigrées par le PS, mais bien d’un véritable débat national ouvert et respectueux, qui permette de dégager une majorité de conscience et de courage. C’est ce que François Bayrou propose dans son livre « 2012, Etat d’urgence » en écrivant : «Quels que soient les gouvernants, s’ils ont contre eux toute l’opposition et la moitié de leur majorité, ils sont sûrs d’être emportés par la vague, et donc, ils sont condamnés à reculer. Il n’est qu’une majorité qui puisse assumer ces politiques, avec une assise suffisamment large pour créer les conditions politiques du succès. Pour porter les politiques courageuses, il faut une majorité du courage. Ce ne peut être qu’une majorité nouvelle, non pas la majorité d’un bord contre l’autre, mais une majorité centrale. »
 
 
Jacques JEANTEUR
                                                                       Mouvement  Démocrate             
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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 20:34

                                                                                                              Libre opinion du Lundi 6 juin 2011

 

           

            Mexique courage,

 

            L’hebdomadaire « Courrier International » vient de consacrer plusieurs articles à la société civile mexicaine qui se dresse avec courage contre les « narcos ». Le 10 juin, les associations civiles vont signer le « Pacte pour un Mexique en paix ». Ensuite, des commissions civiles seront chargées d’évaluer l’action des autorités sur les différentes exigences du pacte, qui sont résumées en 6 points :

-         Nous exigeons la vérité et la justice

-         Nous exigeons la fin de la stratégie de guerre

-         Nous exigeons la lutte contre la corruption et l’impunité

-         Nous exigeons de combattre les racines économiques et les bénéfices du crime

-         Nous exigeons une action d’urgence envers la jeunesse

-         Nous exigeons une démocratie participative

           Le 4 juin a démarré une marche à destination de Ciudad Juarez, cité meurtrie au nord du Mexique, à la frontière américaine. Elle est initiée par le poète Javier Sicilia, dont le fils a été assassiné le 28 mars. C’est la capitale de l’assassinat, mais aussi le laboratoire de l’expérience gouvernementale de militarisation. Selon la revue Proceso de Mexico, « Depuis trois ans que la militarisation de la région est devenue le principal moyen de lutte contre le crime organisé, 250.000 personnes ont fui la ville, environ 7.000 ont été assassinées et 10.000 enfants sont devenus orphelins. Sur la seule année 2010, 3.111 personnes sont décédées de mort violente, soit plus qu’en Afghanistan pendant la même période. » 

           Le 8 mai, plus de 85.000 personnes se sont rassemblées à Mexico pour demander la fin des violences des narcotrafiquants et le retrait rapide des 50.000 soldats chargés d’affronter les cartels de la drogue, depuis l’arrivée au pouvoir de Felipe Calderon en décembre 2006 . Devant la foule rassemblée, Javier Sicilia a donné une véritable leçon  de démocratie. Il a notamment dit : « Si nous sommes arrivés ainsi, à pied et en silence, c’est parce que notre douleur est si grande, si intense, et que l’horreur qui l’a fait naître est si vaste qu’il n’y a plus de mots pour les dire…Nous sommes venus vous dire que cette douleur si vive ne servira à alimenter ni la haine, ni la violence, mais que nous en ferons un levier pour rétablir l’amour, la paix, la justice, la dignité et la démocratie balbutiante que nous sommes en train de perdre…Nous sommes venus montrer aux seigneurs de la mort que nous sommes debout et que nous ne renoncerons pas à défendre la vie de tous les fils et de toutes les filles de ce pays. Nous sommes ici pour affirmer que nous croyons encore qu’il est possible de sauver et de reconstruire le tissu social de nos villages, de nos quartiers et de nos villes…Nous sommes venus vous dire que, par notre présence, nous nommons cette infâme réalité que vous, la classe politique, vous, les pouvoirs de fait et vos sinistres monopoles, vous, les dirigeants des puissances économiques et religieuses, vous, les gouvernants, et vous, les forces de l’ordre, avez niée et voulez continuer de nier…Dans tous les partis politiques, il existe des liens avec les mafias, et ce partout au Mexique : s’ils n’acceptent pas de s’engager résolument en faveur de l’éthique politique, nous autres citoyens n’auront plus d’autres choix aux prochaines élections que de nous demander pour quel cartel et quel pouvoir nous allons voter. » Les citoyens mexicains de plus en plus engagés dans ces associations civiles exigent à la fois plus de sécurité, mais aussi la fin de l’impunité face à la corruption galopante, qui est un véritable cancer pour le pays.

              Une fois encore, on assiste à la prise en main par des citoyens responsables et courageux d’une situation où les droits de l’homme ne sont plus respectés, et où la corruption prime sur le droit et la justice. C’est donc une grande espérance de voir à travers le monde, des hommes honnêtes se dresser contre la corruption des équipes dirigeantes de toute nature et dénoncer publiquement l’omerta. Le pouvoir de l’argent, qu’il soit celui du trafic de la drogue, celui de salaires injustifiés ou celui de biens mal acquis, mène toujours à une réaction des peuples, et de notamment de la jeunesse formée et éduquée. Le Brésil a amorcé un redressement démocratique qui entraîne un redressement économique. C’est un exemple porteur d’espérance pour le monde. Pour aider ces peuples d’Amérique centrale et du sud à retrouver la dignité et l’espoir, il faut, dans nos pays, lutter avec plus de sévérité contre les trafiquants de drogue et toute forme de corruption. Commençons par demander en France à tous les propriétaires de grosses cylindrées, la facture de leur achat, et l’origine de l’argent avec lequel ils l’ont payé. Comment tolérer que des personnes sans emploi, qui bénéficient souvent de revenus de l’assistance, puissent avoir un train de vie totalement décalé de ceux qui travaillent honnêtement, avec souvent des salaires modestes ? Comment tolérer que ces bandes organisées cherchent à rendre nos jeunes dépendants de la drogue et à briser à vie leur santé et leur potentiel physique ? Ayons le courage de le dénoncer, mais aussi de soutenir les candidats qui le dénonceront.

 

                                                                                                                                                                                                                                  Jacques JEANTEUR

                                                                                                       Mouvement  Démocrate  

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 16:33

Madame Lagarde au FMI : une fausse bonne idée ?

La succession de Dominique Strauss Kahn à la tête du FMI soulève des problèmes et des convoitises à la mesure de l’importance de cette fonction. L’Europe et la France viennent de se trouver privés d’un dirigeant français et européen de grande dimension. Ont-ils pour autant « droit » à ce poste ?

La vague d'enthousiasme que soulève la candidature de Madame Lagarde mérite qu'on y regarde de plus près. Cette candidature ressemble à une tentative désespérée de la France et de l'Europe de s'accrocher à des privilèges qui remontent à la création des institutions de Bretton Woods, c’est-à-dire à la fin de la seconde guerre mondiale.

Le monde n’est plus le même. Le moment est  venu de donner à l' "autre moitié du monde"(qui fait les deux-tiers de la population du globe) une chance d'assumer ses responsabilités. Notre néo-colonialisme ne nous grandit pas et n’est plus de mise. La légitimité de l'institution est remise en question par un processus de sélection que les Grandes Puissances accélèrent pour barrer le chemin à une candidature des pays émergents, signalait hier le New York Times. Le simple fait que le G8 en ait ouvertement discuté a inévitablement donné l’image d’un conclave excluant les 12 autres partenaires qui forment le G20. C’est une erreur d’autant plus grave que les pays « émergents » sont en meilleure santé que le monde occidental. Mettre à la tête du FMI un(e) Européen(ne) est loin de se justifier.

La question est de savoir de quelle direction le FMI a besoin aujourd'hui, mais aussi de se pencher sur la situation qui se développe en ce moment et qui pourrait suggérer que Madame Lagarde pourrait être indispensable dans ses fonctions actuelles.

L'Europe est en pleine crise financière et chaque jour nous apporte des nouvelles plus inquiétantes. Le désaccord public entre les Ministres des Finances et la Banque Centrale Européenne choque les observateurs non européens et érode la confiance.  La capacité de gestion de la crise grecque par l’Eurozone est sérieusement battue en brèche. Elle a dû faire appel au FMI pour des raisons d’impuissance. La candidature de Madame Lagarde -ou de tout autre Européen- soulève une question qui n’est pas triviale : celle d'un conflit d'intérêt possible.  L’Europe a troqué sa fonction de bailleur de fonds contre celle d’emprunteur.

Les négociations européennes sont difficiles à la fois sur le plan politique et sur le plan technique. Madame Lagarde y joue un rôle central, et jouit du respect de ses collègues Ministres des Finances et des chefs d’Etat européens. Abandonner ce terrain à quelqu'un qui n'y a pas participé est dangereux pour l’Europe.

La France elle-même n'est pas en bonne posture par rapport aux autres pays européens. En effet, son déficit budgétaire de plus de 7% la rapproche plus du Portugal que de l'Allemagne. Elle risque à tout moment de voir sa notation assortie d'une perspective négative. Madame Lagarde est essentielle à la confiance des investisseurs internationaux dans la France.

Enfin, et c'est désolant, elle ne peut prétendre à cette magistrature si le risque de poursuites judiciaires en France est réel. Les accusations dans l'affaire Tapie ne peuvent être prises à la légère. Venant après les démêlés judiciaires de Dominique Strauss-Kahn, une candidature qui laisse planer le doute sur son intégrité la déforce, déforcera la France, l'Europe et le FMI.  Il est impensable que Madame Lagarde soit prise dans un imbroglio judiciaire qui la distrairait de sa fonction.

Il ne fait aucun doute que Christine Lagarde ferait un Directeur Général du FMI de tres hait niveau, et je me réjouirais pour le FMI si tel était le cas. Mais il y a d’autres candidats légitimes à ce poste. Dans ses fonctions présentes elle est indispensable. Est-il bien sage, dans ces circonstances, de quitter ses fonctions ministérielles ?

 

Source: lemonde.fr (sauf le Titre)

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 22:24

Un vrai traumatisme,

 

            L’affaire DSK a provoqué une terrible onde de choc, tant en France que dans une grande partie du monde. Au delà de la sur-médiatisation très malsaine, mais signe fort de notre époque plus attachée au sensationnel qu’au raisonnable, ce qui me frappe le plus, c’est encore une fois les dérives liées à l’argent fou.  Sur le plan national et international, Dominique Strauss-Kahn était, objectivement, un des grands leaders du temps présent. Incontestablement, il avait les compétences pour être un Président de la République responsable et capable de ramener la rigueur là où elle nous a tant fait défaut depuis plus de 10 ans. Tout comme Nicolas Sarkozy, il y a 4 ans, il suscitait un grand espoir chez une majorité de nos concitoyens. Mais, l’un comme l’autre ont cédés aux attraits de l’argent facile et de la fréquentation des riches de ce monde. Le pouvoir peut rendre fou et selon Homère dans « L’odyssée » : « Sur la terre, il n’y a rien de plus faible que l’homme ».

              Le grand traumatisme de l’affaire DSK est la fragilité et l’inconscience d’hommes de ce niveau de responsabilité. Il n’est pas choquant qu’il soit traité comme un justiciable de droit commun. Mais, par la sur-médiatisation de son arrestation il a été scandaleusement livré à l’opprobre public, avec la négation même de la présomption d’innocence. Ce qui m’a le plus heurté,  c’est l’ampleur des sommes qu’il a pu donner en caution, ou surtout dépenser pour payer son placement en résidence surveillée. Pour les millions de chômeurs ou de bénéficiaires des minima sociaux, comment ne pas avoir un haut le cœur devant de telles sommes. Il en est de même devant les sommes colossales octroyées à Bernard Tapie, dont notamment ces 45 millions d’euros pour préjudice moral. Si les accusations portées par la femme de chambre du Sofitel de New York contre DSK sont vraies, on peut penser que son préjudice moral est aussi important que celui subi par Bernard Tapie, ou de même pour les acquittés d’Outreau. Dans les animaux malades de la peste, la morale de la fable de La Fontaine est : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». Cette fable est toujours d’actualité, tellement les riches et les puissants se sentent protégés, et tellement les pauvres et faibles se sentent en péril. L’inconscience pour les uns, la peur pour les autres.

            L’affaire Clearstream, le procès de Jacques Chirac, les avantages de Bernard Tapie payés par le contribuable, la privatisation scandaleuse  des autoroutes  pour enrichir les plus riches, la tentative de faire élire Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD, la double vie cachée de François Mitterand, les faiblesses incroyables de Dominique Strauss-Kahn, l’affaire Bettencourt, les bonus scandaleux des banquiers et des patrons du CAC 40, tout ceci donne le tournis et la nausée. Pour beaucoup de  puissants, la corruption accompagne leur médiocrité.  Dans le cas de DSK, le traumatisme vient de sa compétence internationalement reconnue  et de sa capacité à appréhender l’avenir. Malheureusement, il avait perdu tout contact avec la vie réelle.

Il est grand temps de rechercher des hommes intelligents et honnêtes, soucieux de l’intérêt commun, des hommes qui ne soient pas grisés par l’argent et par la fréquentation des puissants. Je veux croire qu’il existe des hommes équilibrés, humbles, intelligents, soucieux de l’avenir des jeunes, capables de tenir un discours de vérité et de mettre en place une politique de rigueur équitable. Il faut les aider à sortir de l’ombre et les soutenir dans leur combat contre les forces de l’injustice, de l’argent facile, du copinage malsain et du laisser-aller. Le traumatisme de l’affaire DSK pourrait alors avoir été salutaire.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

 

                                                                                                                                                                                                                                  Jacques JEANTEUR

                                                                                                       Mouvement  Démocrate               

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 00:04

 

SAINT-LOUIS

Saint-Louis l’enceinte des Saints à l’esprit Saint dans un corps Saint.

Saint-Louis sous la férule des religieux à la carrure prodigieuse et glorieuse.

Saint-Louis à la marque indélébile des signares à la démarche d’un canard et à l’élan peinard.

Saint-Louis des devins bras et des suzerains bras, berceau de la Téranga.

Saint-Louis du Fanal centre de l’éloquence, « de l’élégance et du bon goût sénégalais. »

Saint-Louis aux dignes fils emblématiques, pragmatiques et charismatiques.

Saint-Louis de l’embouchure aux bordures de parures d’une grande envergure, faites un tour à la Saint-Louisienne.

Saint-Louis du pont Faidherbe, de la cité Vauvert, demeure éternelle d’André Guillabert.

Saint-Louis d’où Bamba, du haut du palais dompta les colons lambda sans branle-bas

Saint-Louis aux îles ensoleillées, d’un soleil resplendissant, au climat miraculeux, d’un rafraichissement merveilleux, que l’on peut sentir déjà à quelques encablures du fleuve en arrivant.

Saint-Louis qui a vu naître et grandir beaucoup d’intellectuels sénégalais.

Saint-Louis qui a accueilli et formé plusieurs cadres africains de renommée internationale.

Saint-Louis de la fraternité et de l’amabilité, patrimoine mondial de l’humanité.

Saint-Louis au passé glorieux, a rédigé de belles pages d’histoires élogieuses, témoignant de son charme fabuleux.

Saint-Louis à midi, où le très célèbre riz au  poisson  est copieusement servi dans pratiquement toutes les maisons.

Saint-Louis, au soleil couchant, moment de préférence où tous les fils, garçons et filles, petits et grands, tous, d’une mise soigneusement arborée, sillonnent les rues de la ville, en promenade de santé, se procurant ainsi du bonheur, comme s’ils ne devaient plus jamais s’en procurer encore.

Saint-Louis, vestiges du sport, prodige du sport, prestige du sport

Saint-Louis aux vertus cardinales, gloire du Sénégal, gloire sans égal, régal des touristes

Oh Saint-Louis, un vrai plaisir des yeux !

 

 

Gueye

                                                           Ousemane GUEYE

 

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:59

Grandeur et décadence,

 

            L’actualité mondiale et celle française montrent simultanément la grandeur des uns et la décadence des autres. Les insurgés du « Printemps arabe » sont un exemple évident et historique de grandeur faisant basculer des régimes dictatoriaux et décadents. Comme l’écrit Jean Daniel : « Nous n’avons pas ici de kamikazes, de fanatiques artisans des attentats suicides. Ils ne tuent pas, ils laissent le péché du meurtre à leurs ennemis…Ils imposent la force immense et collective de leur seule présence. Voilà bien ce qui nous sépare des chevaliers de l’extrémisme. » Toutes les grandes démocraties mondiales ont mis du temps à comprendre la grandeur de ces aspirations. Nous avons trop souvent considérés les habitants du  Maghreb comme des êtres difficiles à comprendre et ne pouvant être canalisés que par des régimes forts. Le monde arabe faisait peur et le continent africain restait le symbole de la pauvreté, avec ce que cela suppose d’incapacité à s’assumer. Dans son discours du 26 juillet 2007 à l’université de Dakar, Nicolas Sarkozy n’avait pas craint de dire que le problème principal de l’Afrique venait de ce que : « L’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire…Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance…Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. » Cette arrogance d’une ancienne puissance coloniale était une preuve de non respect et donc une forme de décadence.

            En revanche, le 4 juin 2009, Barack Obama a prononcé au Caire un discours plein de grandeur  à l’attention des musulmans du monde entier. Il a dit notamment : « Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons  du pouvoir  à ceux qui sèment la haine, et non la paix, et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C’est ce cycle de la défiance et de la discorde qui doit être brisé. Je suis venu ici au Caire en quête d’un nouveau départ pour les Etats Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l’Amérique et l’Islam ne s’excluent pas et qu’ils n’ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l’Amérique et l’Islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain. » On voit bien la différence de ton entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama, et on mesure le fossé d’incompréhension qui s’est creusé entre la France et les pays arabes. Cela explique les errements diplomatiques que nous avons connus au cours de ces deux derniers mois. François Ernenwein, dans « La Croix » explique bien ce fossé quand il écrit : « Si l’aspiration démocratique au sud de l’Europe avait paru d’emblée légitime, si les dictatures tunisienne, égyptienne, libyenne (pour ne citer qu’elles) avaient été vraiment prises pour ce qu’elles étaient, personne ne se serait risqué à pactiser ostensiblement avec elles avant de devoir prendre du recul. Mais dans la balance coûts-avantages, l’apparente stabilité politique et économique assurée par ces régimes et le rempart qu’ils devaient offrir pour contenir l’islamisme semblaient l’emporter sur bien d’autres considérations. Dès lors, il devenait difficile de comprendre les révoltes naissantes. »

            Michèle Alliot-Marie a incarné en quelques jours à la fois la décadence du comportement de nos responsables, mais aussi son incapacité à diriger la diplomatie de notre pays. Le temps mis par Nicolas Sarkozy à s’en séparer a également terni notre image. Perdu dans nos compromissions, nous n’avons pas pu sentir le vent de la liberté qui s’est mis à souffler en tempête sur l’Afrique du Nord. François Mitterand, à son époque, n’avait pas non plus vu venir, ni compris, la chute du mur de Berlin. Nos élites, repliées sur leur camp et corrompues se satisfont  très bien des régimes en place. Notre peuple s’est recroquevillé sur ses petits problèmes. Nous ne sommes pas gênés de défiler par centaines de milliers contre la retraite à 62 ans et simultanément d’accepter que les salariés du Maghreb ou d’Asie soient payés 5 à 10 fois moins que nous. C’est une forme de décadence de se replier sur ses avantages acquis sans se soucier de la situation des autres. Les comportements autoritaires et corrompus des dirigeants du Maghreb n’ont pas empêché les français de se rendre en masse sur les lieux touristiques de Tunisie et d’Egypte. Il faut donc savoir rester humbles.

 Une vraie question est de savoir si l’ont peut défendre en même temps des intérêts particuliers et des valeurs. Michèle Alliot-Marie, dans sa lettre imposée de démission, ne craint pas d’affirmer qu’elle a le sentiment de n’avoir commis aucun manquement. C’est bien cette inconscience qui est grave, et qui montre la décadence actuelle. Quand on découvre à nouveau que les entreprises du CAC 40 vont verser cette année près de 40 milliards d’euros de dividendes, contre 35 milliards l’année dernière, on peut s’interroger sur la morale de cette société. Quand on voit l’insolence de Didier Lombard, qui, à 69 ans, quitte la présidence de France Télécom, mais reste salarié, on peut aussi parler de décadence et se rappeler la phrase de Jean-Jacques Rousseau : «  On a tout avec de l’argent, hormis des mœurs et des citoyens. » Face au courage des peuples tunisien, égyptien et libyen, tous touchés par le chômage et la pauvreté, on mesure l’indécence de ces comportements décadents, qu’ils soient le fait d’hommes politiques ou de responsables économiques. La grandeur des uns fait contraste avec la décadence des autres.

 

                                                                                                                                                                                                                                  Jacques JEANTEUR

                                                                                                       Mouvement  Démocrate  

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 17:24

                                                                                              Libre opinion du Lundi 21 février 2011

 

           

            Les conflits d’intérêts,

 

            Commandé par l’exécutif en pleine affaire Woerth-Bettencourt, le rapport de la commission de réflexion pour la prévention des conflits d’intérêts dans la vie publique a été remis le 27 janvier. Il préconise notamment d’inscrire dans la loi la définition des conflits d’intérêts et le principe de leur prévention, mais aussi : « les grands principes déontologiques et les valeurs qui doivent guider l’action des personnes concourant à l’exercice d’une mission de service public : la probité, l’intégrité, l’impartialité et l’objectivité…Ces obligations individuelles constituent tout à la fois le reflet et la traduction de l’exigence de neutralité de l’action publique et de la puissance publique prises dans leur globalité. »

Ce rapport arrive en pleine tourmente des nouveaux conflits d’intérêts dévoilés avec les vacances tunisiennes de Michèle Alliot-Marie, les vacances égyptiennes de François Fillon ou celles marocaines de Nicolas Sarkozy. A l’automne dernier, Martin Hirsch, ancien haut commissaire aux solidarités actives a publié un essai très utile et courageux « Pour en finir avec les conflits d’intérêts ».  Il dit dans « Le Nouvel Observateur » : « Jamais nommée, la corruption douce des conflits d’intérêts se développe à mesure que la logique privée prend le dessus sur l’intérêt général de l’Etat…beaucoup de gens ont trempouillé dans la confiture des conflits d’intérêts. Pour qu’une réforme passe, il faut les rassurer ! Le but n’est pas d’aller poursuivre rétrospectivement la classe politique, mais d’assurer en profondeur pour l’avenir…Certaines déclarations montrent que le fruit n’est pas complètement mûr. Il faut continuer à faire pression. Je croirai à la loi sur la déontologie quand elle sera adoptée. »

            Pour Daniel Lebègue, Président de Transparency France, et ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, « Il faut que les hommes politiques prennent conscience que nous vivons une situation de défiance qu’on n’a encore jamais connue, que les baromètres de notre organisation n’avaient jamais mesurée à ce niveau. »Alors que la commission préconise le non cumul entre une fonction de ministre et celle de président d’un exécutif local (ce qui est le cas de Philippe Richert, ministre et Président de la Région Alsace et de Maurice Leroy, ministre et Président du Conseil Général du Loir et Cher.) Daniel Lebègue pense « qu’il faut aller au-delà et interdire le cumul d’une fonction de ministre avec toute fonction exécutive, évidemment au sein d’une collectivité locale, mais également dans une entreprise, un syndicat, un parti politique ou une association. »

            Ce sujet est loin d’être anodin. Dans la plupart des grandes démocraties ces conflits d’intérêts sont rares et sévèrement réprimés. En France, ils existent depuis longtemps, aussi bien à gauche qu’à droite. Mitterand et Chirac en ont largement abusé. Ce dernier est encore logé par la famille libanaise Hariri. Depuis son élection en 2007, Nicolas Sarkozy a multiplié les escapades aux frais de mécènes, comme Vincent Bolloré, Roberto Hernandez Ramirez, notable mexicain soupçonné d’être un « narco-banquier », la famille royale du Maroc, le président égyptien Moubarak… Martin Hirsch est très clair sur ces sujets : « Lorsqu’un ministre est transporté en jet privé, il accepte un avantage financier qui le rend redevable vis-à-vis du donateur et crée un conflit d’intérêts. Nous devons aujourd’hui reconnaître l’existence de ce genre de situation et apprendre à les prévenir en créant des incompatibilités entre une responsabilité publique et un avantage venant de la sphère privée. » Un sujet voisin est celui des activités privées annexes exercées par les responsables politiques. Martin Hirsch est aussi catégorique : « En recherchant des revenus annexes, les politiques français prétendent compenser le sacrifice financier qu’ils sont censés faire en se mettant au service de la collectivité. Ils soutiennent qu’ils gagneraient beaucoup plus dans le privé. Mais, dépendre financièrement d’une entreprise du CAC 40 en même temps que l’on vote la loi française, c’est incompatible ! »

            Le critère de l’argent est devenu tellement prioritaire au niveau des grands patrons et des responsables politiques que l’on assiste à un mépris complet de l’intérêt général. Les grands patrons sont au service exclusif des actionnaires, qu’ils sont eux-mêmes au travers des stock-options, et ils gagnent beaucoup en augmentant les profits par des licenciements nombreux. Les politiques se vautrent dans les avantages annexes et n’ont plus aucune notion de l’intérêt général et de l’exemple désastreux qu’ils donnent à leurs concitoyens. A ce niveau, le cas de Michèle Alliot-Marie est un exemple. Non seulement, son compagnon est également ministre, ce qui est inadmissible, mais elle profite outrageusement des largesses de dictateurs alors qu’elle représente la France, comme ministre des affaires étrangères. Savoir qu’elle n’a pas démissionné et qu’elle n’a pas été limogée, montre à quel point nous sommes tombés bas au niveau de la morale gouvernementale. Espérons que les élections de 2012 seront l’occasion de se séparer de tous ceux qui, à gauche comme à droite, auront fait reculer la morale élémentaire et auront ainsi terni l’image de la France.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                  Jacques JEANTEUR

                                                                                                       Mouvement  Démocrate  

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 08:50


Ancien président de Médecins Sans Frontières, Rony Brauman n'a cessé de s'interroger sur l'instrumentalisation des droits de l'homme en croisade morale. A l'occasion des événements de Tunisie et d'Egypte, il revient sur le droit d'ingérence et la mission civilisatrice que s'arrogent encore les puissances occidentales, les ONG, les intellectuels et certains médias, à chaque révolte populaire.



Rony Brauman (cc Wikimédia Commons)
Rony Brauman (cc Wikimédia Commons)

Marianne2: A l’occasion des mouvements de révolte en Tunisie et en Egypte, est-ce que vous observez le regain d’un discours droit delhommiste dans les médias, chez les intellectuels, les ONG et les politiques ? 

Rony Brauman: Le discours n’a jamais vraiment disparu. Cependant, nous assistpns effectivement à une reprise et une reconfiguration de ce discours, y compris chez les nouveaux philosophes, mais qui peut tout à fait se retourner contre la révolte populaire à laquelle nous assistons. Le problème est de lire ces événements à travers une grille idéologique « droitdelhommiste », c’est à dire une vision très normative d’événements qui sont inscrits dans une réalité politique  locale, régionale, internationale.  Si on analyse un événement seulement à travers la grille des droits de l’homme, on arrive à une vision « aplanissante » du monde. D’un point de vue politique, on a des appréciations beaucoup plus subtiles, nuancées et on peut choisir un camp par rapport à un autre. 

Concrètement, quelles sont les principales critiques que vous formulez à l'égard du discours « droitdelhommiste » ? 

 

Tout dépend où on pose le regard. J’ai beaucoup de réserves et de critiques à formuler au discours sur les droits de l’homme lorsqu’il vient des ONG, de la presse et des intellectuels, mais on ne peut pas le tenir pour une pure hypocrisie. En revanche, quand il est tenu par le pouvoir, c’est un discours de combat, une façon de se poser dans une compétition, et de se donner des avantages par rapport aux autres. Si on se place du point de vue  de l’Elysée, par exemple, Sarkozy nous expliquait au moment de la campagne que tout persécuté dans le monde avait une deuxième patrie qui était la France. Kouchner a été nommé au Quai d’Orsay pour mettre en avant les principes de l’ingérence humanitaire, la défense universelle des droits de l’homme. On a vu ce qu’il en était.  De ce point de vue, le discours s’est considérablement abaissé mais ce n’était que par rapport à une posture déclamatoire, électoraliste qui annonçait des ruptures là où il n’y avait que de la continuité. Bref, c’est un discours de circonstances.  

 

Est-ce que ces discours s’appuient sur la même base idéologique que le « droitdelhommisme » qui connut son heure de gloire dans les années 80 ?

Il n’est pas totalement différent, c’est une vision juridico-morale qui sous tend ces mouvements, également l’idée naïve d’extension de nos modèles européens et américains au reste de l’humanité.  
Au moment de la guerre froide, la question des droits de l’homme était beaucoup plus politique : l’anti-totalitarisme pour faire vite. Nous sommes passés du fascisme rouge au fascisme vert. Désormais s’y rajoute une sorte d’armature juridique, l’idée qu’il n’y a pas de paix sans justice, dont le Tribunal pénal international est la démonstration.  Ce qui me frappe c’est l’absence totale de vision historico-politique que j’oppose au juridico-morale. 

 

En quoi ces discours qui prônent le « droit d’ingérence » peuvent avoir des conséquences négatives sur les processus révolutionnaires en cours en Tunisie et en Egypte ? 

 

Ces mouvements ont leur dynamique propre et donc ils font leur chemin indépendamment de ce que l’on peut en attendre. Mais, toute ingérence qui deviendrait pesante, au delà d’un discours de soutien à la démocratie, pourrait être très négative sinon contre-productive. Quand Obama laisse entendre, dans son discours du 5 février, que Moubarak doit quitter le pouvoir, il commet une grossière erreur parce que tout départ de Moubarak est dès lors perçu comme un acquiescement à la puissance américaine ce qui trahirait l’essence même du mouvement. Il faut évidemment regarder ces mouvements avec sympathie et émotion mais en sachant que nos moyens de pression sont très limités. Et heureusement.   

 

Au-delà, est-ce que vous estimez que le repoussoir islamiste a joué le rôle d’assurance-vie pour ces régimes ?   

 

On a toujours brandi l’épouvantail islamiste, à travers l’exemple iranien, mais sans jamais rappeler que la révolution islamiste a pris place dans un environnement où toute opposition laïque avait été impitoyablement réprimée et que les mosquées étaient les seuls lieux d’expression de la contestation et qu’il y avait de « bonnes » raisons pour que cette révolution soit islamiste. Sans défendre la révolution iranienne, loin de là, on oublie d’expliquer que cette dérive fascisante de la révolution islamique est, au moins, en partie, le fruit de l’agression dont l’Iran a été l’objet par l’Irak. Le tout soutenu par l’Europe, les Etats-Unis etc.   

En Egypte, il n’y a rien de comparable, il y a une opposition démocratique et laïque, les frères musulmans ont leur place dans l’opposition même s’ils ne sont pas, à proprement parler un mouvement démocratique et laïque. Mais ils sont eux-mêmes divisés. Il faut donc en finir avec cette espèce de bloc terrifiant de barbus fanatiques. Voyons la réalité politique dans sa complexité et ses différences qui sont gommées, encore une fois, par une vision purement droitdelhommiste de l’affaire.  

 

Est-ce que vous pensez qu'une chute de Moubarak comporte le risque d'enterrer les traités de Paix signés entre l'Egypte et Israël ?  

 

La politique égyptienne a pour une part été un pôle de stabilité dans la région mais, on oublie que le calme revenu sur le flanc sud d’Israel n’a pas été mis à profit pour enclencher une dynamique de paix  mais pour partir à l’attaque sur les flancs est et nord avec un démarrage de la colonisation cisjordanienne. Là aussi, il y a une façon anhistorique de considérer le traité de Camp David de 1978. En ce sens, on surévalue l’effet stabilisateur  du traité de paix israélo-égyptien. D’ailleurs, on le voit, en ce moment, les Israéliens disent que tant que les régimes arabes seront dictatoriaux, aucune paix ne sera possible, mais quand ils voient poindre un mouvement démocratique, ils expriment vivement leurs inquiétudes quant à un éventuel changement. L’entrée dans un processus de négociations devient impossible dans tous les cas.

 

Source: Marianne2.fr

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 23:18

bonne_ann-e_2009.jpgPermettez-moi d'abord de vous présenter toutes mes excuses pour le temps d'inactivité enregistré sur ce blog; je vais tacher d'être un peu plus disponible.

Puis je me dois de saisir l'occasion ici, pour vous présenter mes meilleurs voeux pour l'année que nous venons d'entamer; qu'elle se fonde dans la prospérité, la joie, la réussite de toute nature et surtout dans la bonne santé.

http://idata.over-blog.com/2/35/43/68/Warcq-junior-poster-officiel.jpg

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        DARKAOUI

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 23:31
Comme chaque année, nous comptons nous retrouver le 19/02/2011 à Bussy Saint Georges, à l'occasion de la journée culturelle de l'AOCoF.
 
Lieu: salle Maurice Khoel, place  de la Mairie
Programme:
 *le tournoi de football (10 h 14 h 30) puis exposé sur un sujet concernant notre société ouanienne .
  
* Tari, chigoma, wadaha, biwou et soirée dansante.
 
Pour tout renseignement contacter l'aocof  à l'adresse suivante: aocofiledefrance@gmail.com
 
Au plaisir de vous compter parmi nous.
 
 
Pour l'AOCoF
Président AHMED Toilhati  
 
 
 
 





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