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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 08:26

            Les conflits d’intérêts,

 

            Le livre de Martin Hirsch « Pour en finir avec les conflits d’intérêts », d’après les commentaires,  remet au premier plan ce fléau récurrent des cumuls de mandats et de fonctions, qui permettent d’utiliser son pouvoir politique ou administratif à des fins partisanes ou pour servir des intérêts particuliers. Le service central de la corruption au niveau européen dans son rapport de 2004 donne cette définition : « Un conflit d’intérêt naît d’une situation dans laquelle une personne employée par un organisme public ou privé, possède à titre privé, des intérêts qui pourraient influer ou paraître influer sur la manière dont elle s’acquitte de ses fonctions et des responsabilités qui lui ont été confiées par cet organisme »

            L’immoralisme de certains responsables politiques ou économiques devient un sujet principal de préoccupation des français, au même titre que le chômage ou l’insécurité. Il faut dire que les dérapages se multiplient et que chaque jour nous apporte son lot de scandales de conflits d’intérêts. La bande du Fouquet’s alimente notamment cette rubrique. Mais elle n’est pas la seule et ce n’est pas nouveau. François Mitterrand, avec l’affaire des écoutes, avait déjà frappé fort, pour protéger l’existence de sa fille cachée Mazarine Pingeot. Les emplois fictifs de la mairie de Paris étaient l’œuvre de Jacques Chirac et du RPR. Les commissions sur les marchés publics des lycées d’Ile de France étaient l’œuvre conjointe du PS, du PC et du RPR. La corruption ne connaît pas les frontières partisanes. Il n’y a pas la gauche et la droite, mais des corrompus et des gens honnêtes. Un élu peut-il utiliser son mandat pour défendre des intérêts privés ? Un dirigeant peut-il siéger dans plusieurs conseils d’administration, y compris au sein d’entreprises ayant des intérêts divergents ? Une même personne peut-elle être à la tête d’une entreprise publique et conserver des responsabilités éminentes dans une entreprise privée ? Un ministre du budget peut-il favoriser l’embauche de son épouse par une des plus grosses fortunes du pays ? Peut-on, comme expert, recommander une vaccination massive contre la grippe A tout en ayant des liens avec les laboratoires qui fabriquent ces vaccins ? Peut-on être élu d’un secteur et posséder tous les organes de presse de ce secteur ? Pour éviter ces déviances, Martin Hirsch préconise un certain nombre de règles pour sortir de la zone grise, celle où « l’on ne sait plus ce qui est de l’ordre du normal ou du déviant, du tolérable ou de l’inacceptable. » Il plaide pour une loi qui imposerait notamment aux principaux responsables politiques une déclaration d’intérêts comprenant l’ensemble de leurs revenus et interdirait le cumul de leurs fonctions avec certaines activités professionnelles.

            Dans un entretien dans « La Croix », François Bayrou se prononce pour l’instauration de règles strictes afin de prévenir les conflits d’intérêts, d’assainir les rapports entre le pouvoir et l’argent et rendre la vie publique plus transparente. « L’homme, on le sait, est faillible. Les institutions sont donc faites, non pas pour des surhommes purs et sans tache, mais pour des hommes faibles ou qui peuvent être faibles. Il faut donc les protéger contre eux-mêmes en rendant les dérapages impossibles…Le sujet de l’éthique dans la vie publique sera un sujet clé de la prochaine élection présidentielle, et je le souhaite ardemment. On ne peut plus vivre dans cet univers de mélange des intérêts. Car la démocratie ne peut pas s’accommoder du soupçon. Le ressort de la démocratie, c’est l’adhésion du citoyen ; il ne peut pas y avoir adhésion, s’il n’y a pas confiance. » Je ne peux que partager cette position, car elle montre bien la fragilité de l’homme et la nécessité de le protéger de lui-même. L’argent et le pouvoir sont de tels moteurs de tentation, qu’il faut une grande force intérieure ou de bons garde-fous institutionnels pour ne pas succomber à leurs attraits. Pour qu’il y ait ces garde-fous, il faut une volonté politique partagée par le plus grand nombre. Ce n’est pas encore le cas. L’exemple de Tapie, de la tentative de Jean Sarkozy de prendre la présidence de l’EPAD,  de l’affaire Woerth-Bettencourt le prouvent.  La tentative de rachat du journal « Le Parisien » par Serge Dassault, homme de presse (Le Figaro), sénateur, banquier, chef d’entreprise, serait une preuve de plus de l’immoralité ambiante et du conflit d’intérêts permanent. Attendons pour voir s’il réussit son coup de force et avec l’aide de qui. Dans tous les cas, il nous faut réagir.

 

Jacques JEANTEUR

                                                                        Mouvement  Démocrate

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 20:02

                                                                                              Lundi 20 septembre 2010

 

 

 

                                                                                                                          

Pauvre République,

 

 

            Même en remontant loin dans ma mémoire, je ne me souviens d’un tel délitement de la république et d’un tel dévoiement de la démocratie. Le très sérieux hebdomadaire anglais « The Economist » titre : « L’homme qui rétrécit » et l’on voit deux petits pieds sous un chapeau napoléonien derrière Carla Bruni-Sarkozy dans toute sa hauteur élégante. L’ONU, la Commission européenne, le Pape, de nombreux leaders politiques ou philosophes se sont insurgés contre la politique populiste de sécurité engagée lors du discours de Grenoble du 30 juillet. Depuis, l’inféodé ministre de l’intérieur, n’a cessé de mettre de l’huile sur le feu et d’être provoquant. C’est ainsi que la circulaire de son minsitère du 5 août demande aux préfets d’évacuer « en priorité » les campements de « Roms ».

            Alors que l’affaire Bettencourt met en évidence les liens malsains entre Nicolas Sarkozy et les plus grosses fortunes de France, et alors que des millions de personnes sont dans la rue au sujet de la loi sur les retraites, le Président se permet de donner des leçons au Président de la Commission européenne, de mentir sur des propos d’Angela Merkel et d’humilier le Luxembourg. Trop c’est trop, car c’est notre pays qui se déconsidère au travers du comportement immature de notre Président. Sur le plan national, on voit un journal de réputation mondiale, comme « le Monde », déposer une plainte contre X dans l’affaire de la violation du secret des sources d’un de ses journalistes enquêtant sur l’affaire Woerth-Bettencourt. Tous les jours nous apportent la preuve des mensonges de ceux qui nous gouvernent et de leur obsession caricaturale à protéger le premier cercle des généreux donateurs, c'est-à-dire les heureux bénéficiaires du bouclier fiscal et des exonérations d’impôts. Bernard Tapie, protégé par Sarkozy, va toucher 220 millions d’euros dans l’affaire du Crédit Lyonnais, pris dans les poches du contribuable, après avoir touché 45 millions d’euros pour le préjudice moral qu’il aurait subi. Comme le dit François Bayrou : « Il ne s’agit pas d’une affaire Tapie, il s’agit d’une affaire d’Etat…Il faut rappeler que cette somme (220 millions d’euros) représente l’équivalent de l’impôt sur le revenu de plus de 200.000 salaires moyens en France…Ce sont les mêmes privilèges fiscaux, qui s’appliquent à Bernard Tapie et à la famille Bettencourt.  Les classes moyennes sont ciblées, et les plus privilégiées sont mises à l’abri de la contribution fiscale. C’est contraire à tous les principes, à toutes les décences…Quand le vase est sous la gouttière, on ne peut pas savoir quand l’ultime goutte d’eau fera déborder. Mais, un jour, elle arrive. » Le vase de la République est clairement sous la gouttière de l’immoralité du pouvoir. Faut-il attendre la dernière goutte pour réagir et résister ?

            Au niveau du débat sur les retraites, notre pays n’a pas donné non plus une image de démocratie apaisée. La gauche n’a pas su proposer d’autre alternative que de financer le déficit des retraites par l’impôt. Son comportement de blocage du débat à l’assemblée ne la grandit pas. Mais, de son côté, le gouvernement a fait preuve de mépris et d’absence d’écoute des syndicats. Cette réforme est indispensable. Le nier est faire preuve d’une absence totale de responsabilité. Mais la réforme votée est injuste sur plusieurs points fondamentaux. Cela a amené François Chérèque à sortir de son calme et à dire dans « Marianne » : « Quand une réforme est facteur d’injustice, je deviens explosif ! Mais, il est vrai que, pour des salariés confrontés à l’érosion de leur pouvoir d’achat et au risque de perdre leur emploi, les choix du gouvernement apparaissent scandaleux.  La régression de la réforme des retraites est d’autant plus inacceptable que Nicolas Sarkozy, en maintenant notamment le bouclier fiscal, garantit par ailleurs les avantages acquis des classes les plus fortunées…Faute d’avoir pu prendre connaissance d’un programme alternatif convaincant, les salariés inquiets ne croient pas que la gauche ferait mieux que le pouvoir en place en matière de retraites. Pour la CFDT, penser faire reculer cette réforme en misant sur un changement politique en 2012 est une illusion à double titre. Historique si l’on se réfère à la réforme Balladur de 1993 inchangée en 1997. Mais aussi tactique puisqu’elle est fortement démobilisatrice. » L’un des points les plus injustes de la réforme est, pour moi, le report à 67 ans de l’âge pour obtenir sa retraite à taux plein. Il faut espérer que les sénateurs, notamment ceux du Modem, parviendront à infléchir la position rigide et injuste du gouvernement sur ce point. Dans son excellente intervention à l’assemblée, François Bayrou, après avoir dit que la nécessité de cette réforme s’inscrivait dans les chiffres et qu’il était « stupidissime » (formule employée par Michel Rocard) de faire assumer le déficit par l’impôt, a insisté sur le seuil de 67 ans en disant : « Permettez-moi de vous dire que lorsqu’ils entendent parler de retraite à taux plein , les Français pensent que les personnes concernées arriveront, bien que n’ayant pas suffisamment d’annuités, à avoir des retraites complètes. C’est un mensonge et une faute de présentation. En effet, il ne s’agit pas pour ces gens, d’avoir des retraites complètes ; il s’agit d’avoir le droit de faire valoir les annuités qu’ils ont acquises, même si elles sont en petit nombre, et d’avoir une retraite proportionnelle à ce nombre. Vous ne pouvez pas faire financer la réforme des retraites par les plus faibles des Français, notamment par les femmes qui ont arrêté leur carrière professionnelle pour élever des enfants…Je considère donc qu’il y a là une injustice radicale. Si elle était corrigée, je serais prêt à soutenir une réforme que j’estime nécessaire et qui pourrait être équilibrée. Si elle n’était pas corrigée, je voterais contre ce texte. »

            Le passage en force du texte à l’Assemblée n’a pas permis de corriger les injustices et a  renforcé l’hostilité des syndicats. Il reste au Sénat à nous redonner confiance dans la démocratie et la République. Espérons que les sénateurs en auront le courage ! Nous en avons bien besoin en ce moment.

 

 

              Jacques JEANTEUR

MODEM          

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 11:01

 

 

nasser massou 096Pour nous tous, ce fut une période assez courte que les trentes jours du Ramadan; assez courte par ce qu'elle est celle du pardon, du partage, de l'écoute, du parcours du droit-chemin éclairé. Bonne fête de l'Aïd.

Que Dieu nous accorde sa paix, sa grâce et sa miséricorde.

                                                                                                                        Amen

                                                                Darkaoui

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 22:21

                LIBRE OPINION

                                                                                              Lundi 6 septembre 2010

 

 

 

                                                                                                                          

Les décorations de la république,

 

            Un des aspects destructeurs des liens clairement mis à jour entre le pouvoir et les grandes fortunes, est l’affaire de la légion d’honneur remise par Eric Woerth à Philippe de Maistre, avec le soutien de Nicolas Sarkozy. Il est démontré que cette décoration a été remise pour récompenser un généreux donateur de l’UMP et de la campagne de Nicolas Sarkozy. Il est clair que la fonction de gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, ne suppose pas de mérites particuliers, si ce n’est de parvenir à faire payer moins d’impôts à ceux qui ont une grosse fortune. Il s’agit d’optimisation fiscale, c'est-à-dire d’utiliser au maximum les possibilités de la loi, au détriment parfois de la morale.

            . Patrice de Maistre a été fait chevalier de la Légion d’honneur dans la promotion du 14 juillet 2007. Nicolas Sarkozy venait d’être élu Président de la République le 6 mai. La décoration lui a été remise par Eric Woerth, ministre du budget, trésorier de l’UMP, le 23 janvier 2008. Eric Woerth avait écrit à Nicolas Sarkozy, en mars 2007, en pleine campagne électorale,  sur papier à en-tête  d’une association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy, pour soutenir cette promotion. Il vantait les mérites de Patrice de Maistre, membre du premier cercle, rassemblant les principaux donateurs du candidat UMP.

            L’Ordre de la Légion d’Honneur a été créé le 19 mai 1802 par Napoléon. Il veut réunir  le courage des militaires aux talents des civils. C’est le général de Gaulle qui a créé l’Ordre National du Mérite le 24 mars 1960, dans le même esprit. Normalement, les promotions dans ces deux ordres récompensent des actions au service de l’intérêt général ou des actions individuelles ayant valorisé la collectivité (sportifs de haut niveau, acteurs, actes de courage…) Dans le cas de Patrice de Maistre, on peut parler de décoration non justifiée, car on ne récompense pas les financeurs d’un parti ou d’un clan. C’est un dévoiement très grave. Etant moi-même membre de ces deux ordres, j’ai le sentiment que l’on pourrait maintenant supposer que j’ai plus ou moins payé pour les obtenir, ou que j’ai voté dans le bon sens. Heureusement, j’ai été promu dans l’Ordre National du Mérite, il y a près de 20 ans, comme Président du Comité de coordination des programmes régionaux de la formation professionnelle et de l’apprentissage, véritable parlement de la formation, créé au moment des lois de décentralisation. J’ai été promu dans l’ordre de la Légion d’Honneur, il y a 6 ans, comme Président de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Meuse et de ses Affluents (EPAMA). C’est Raymond Barre, qui, à ma demande, a accepté de me remettre l’insigne, dans l’intimité familiale. Je n’ai jamais rien demandé et j’ai accepté ces décorations parce qu’elles récompensaient, au travers de ma personne, les actions collectives que j’avais menées avec mes équipes au niveau de la décentralisation de la formation et de la lutte contre les inondations. Mon épouse, Marianne, a été promue, il y a une quinzaine d’années,dans l’Ordre National du Mérite, sans avoir rien demandé, pour son action en faveur des apprentis. La manière dont Nicolas Sarkozy, et ses proches, utilisent ces décorations pour récompenser ceux qui le soutiennent, et qu’il protège, est indigne et scandaleuse.  Cela rentre dans une démarche globale de politique de clan, où la morale n’a pas sa place. Je pense avoir le droit de le dénoncer, sans être taxé une nouvelle fois d’antisarkozisme primaire.

 

              Jacques JEANTEUR

MODEM

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 20:26

Libres opinions                                                                       Lundi 23 août 2010

            Le message du médiateur de la République,

           modem-tetes-de-liste.jpg Dans son excellent rapport annuel, le médiateur de la République,  Jean-Paul Delevoye, constate le recul général du sens communautaire et il s’en inquiète.  Il constate « la vitesse et la prégnance avec lesquelles le sentiment d’injustice se diffuse dans la société. » Il perçoit aussi « l’urgence et la difficulté qu’il y a à contrer ce sentiment, mêlant angoisse et rancœur, prêt à se déverser dans les pires exutoires. » La complexité croissante de la loi éloigne le fonctionnaire du citoyen et dégénère vite en violence et en perte du respect de l’autre.  Il constate la fragilisation croissante de notre société. « L’époque où le vivre ensemble se fondait sur l’existence de règles communes, sur des autorités de proximité les faisant respecter et sur des citoyens qui les connaissaient et y adhéraient semble révolue…L’individualisme met en exergue l’individu et le valorise dans ses réussites. Il l’isole dans ses échecs et développe alors parfois le mépris de soi qui engendre le mépris des autres. » Au travers des nombreux dossiers qui lui sont confiés, le médiateur constate que la dimension humaine est trop souvent absente du management des entreprises et des services publics. Son rôle est de défendre les plus faibles et de promouvoir le respect mutuel. Il cherche à restaurer la confiance et à redonner du sens à l’action publique  Il ne craint pas d’écrire : « Le politique, au cœur d’importants conflits d’intérêt, peine à convaincre de son impartialité…La loi n’apparaît plus comme le bouclier du plus faible contre le plus fort, mais comme une nouvelle arme aux mains du plus fort pour asseoir sa domination contre le plus faible. »

            La revue France Forum, créée il y a plus de 50 ans dans la mouvance démocrate chrétienne se veut au centre de la république. Depuis sa création, après la libération, elle va des socialistes aux gaullistes, sans aucun préjugé à l’égard de tel ou tel parti. Elle a interviewé  Jean-Paul Delevoye sur son rapport de médiateur de la République. Il rappelle qu’en 1995, le thème de campagne sur la fracture sociale témoignait encore « de la sensation d’appartenir à une communauté de solidarité. Sept ans plus tard, c’était exactement l’inverse. La société avait rapidement basculé et le thème de la sécurité signifiait en vérité que l’on ne croyait plus à la réussite de la nation. En 7 ans, on est passé de l’acceptation de l’autre au rejet de l’autre…Le champ des espérances collectives a complètement disparu…Les gens errent à la recherche du champ des espérances perdues. » Constatant que l’homme est devenu esclave de la consommation, Jean-Paul Delevoye pense qu’il n’est plus capable d’accepter des efforts pour une réussite collective. « Nous vivons dans un système bien curieux où la prime au plus fort l’emporte sur le respect de la loi ; où la vertu n’est pas nécessairement récompensée par rapport au vice. Nous avons donc un grand défi à relever : reconstruire une société humaine, où la personne, tombée à l’état d’individu-consommateur, retrouve sa dignité d’acteur de son destin. »

            Il définit ainsi la philosophie qui guide son action de médiateur : « aider nos concitoyens à adopter un état d’esprit plus positif, en passant de la gestion des peurs à la motivation de nouvelles espérances. La reconstruction du « vivre ensemble » ne pourra se faire sans offrir à chacun une place au sein du collectif, indépendamment de sa valeur sur le marché du travail, une place où son utilité d’être social soit affirmée et sa dignité d’être humain respectée. » Il considère que le service public s’est davantage intéressé au maintien de ses structures dans un statu quo confortable, plutôt que de prendre des risques pour innover dans l’intérêt des usagers. A force de ne pas apprendre à écouter le citoyen ou l’usager, l’action publique s’est enfermée dans l’immobilisme et la protection catégorielle.

            C’est un plaisir de voir que des hommes politiques de terrain, comme Jean-Paul Delevoye, qui a été pendant de longues années le président de l’association des maires de France, ont une vision lucide de notre société. Toute son ambition est de redonner de restaurer la confiance et de redonner du sens à l’action publique. Cela suppose que la loi redevienne, ce qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être, « un bouclier du plus faible contre le plus fort. » Je partage son ambition.

 

                                                                                                          Jacques JEANTEUR

                                                                                                                 Président MoDem 08

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 19:24

Justice : le chef du parti Ridja a été entendu par le procureur 

Le leader du Ridja, Saïd Larifou, a été entendu par le procureur de la République,hier, au parquet de Moroni. Selon Soilihi Mahamoud, “cette comparution n’a rien à voir avec ses activités politiques”.  

Larifou ferait l’objet de plusieurs procédures judiciaires en particulier pour “offense au chef de l’Etat”, dont le dossier est en instance d’être jugé et l’affaire renvoyée à deux reprises. De même, Me Larifou a été entendu sur l’affaire de l’aéroport de Hahaya dans laquelle il serait poursuivi pour “rébellion”. Dans cette affaire, l’homme politique et avocat francocomorien, déclare avoir été victime d’agression de la part d’éléments des forces de l’ordre, alors que les enquêteurs l’accusent d’avoir opposé une résistance lors de son interpellation. “J’ai eu le rapport de la police de l’air et des frontières, j’ai entendu verbalement sa déclaration, mais il faut que cela fasse objet de procès verbal, afin que la justice puisse trancher sur l’affaire”, a déclaré Soilihi Mahamoud à ce propos. A deux reprises, le leader politique avait été interdit de prendre l’avion, par des éléments de la police. Au sujet des accusations susmentionnées, les quatre avocats de la défense ont déclaré ne pas être en possession du dossier. Selon maitre Msa Youssouf du barreau de Lille, “Saïd Larifou est accusé de trois actes, mais nous ne sommes plus en mesure de vous livrer aucune information puisque nous n’avons pas pu rencontrer ni le juge chargé de l’affaire, ni le procureur général, ni le premier président de ce tribunal, ni le bâtonnier de l’ordre des avocats des Comores. La rencontre de ces personnalités nous permettra de savoir de quoi est accusé Larifou”. Depuis le 6 juin dernier, le chef du parti Ridja s’était vu interdire de quitter le pays. cheyap-cor.jpgSur ce point, l’avocat de Saïd Larifou, maitre Honoré Cheyap [ici illustré] du barreau de Lille a déclaré : “aujourd’hui, maître Larifou ne peut pas quitter le territoire, je pense que les choses sont en bonne voie, nous avons rencontré les personnes, pour l’instant nous n’avons pas accédé au dossier, l’instruction ne nous permet pas de vous livrer quoi que ce soit, nous laissons la justice faire son travail et nous serons là au côté de maitre Larifou. Nous avons très, très, très bon espoir”. L’avocat a aussi ajouté que “aujourd’hui je pense que les choses vont entrer dans l’ordre, nous avons rencontré les gens qui sont vraiment à l’écoute, et qui ont compris le sens du mot [de notre] démarche. Nous avons fait 10000 km, pas pour nous balader, mais pour comprendre la situation exacte, ce qu’on reproche à maitre larifou, nous le saurons demain et vous serez certainement informés demain même”.                            article Alwatwan

                                                   

Mariata Moussa

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 22:56

MEDINA FESTIVAL 2010

Une initiative citoyenne prometteuse

Traditionnellement,  à Ndzouani, la période juillet-Août  correspond à celle des  festivités inhérentes aux mariages ; ce mois de juillet 2010 ne fit pas exception, à ceci près qu’il  vit  en même temps le Medina festival, 3 eme édition du genre.Djoe-fils.jpg

Ce festival, concocté par Mr Mohamed Mansoib (Alias Pompidou) avec la participation cette année d’artistes de renom, enflamma pendant  48 heures Mutsamudu  puis Ouani respectivement le 23 et 24 juillet. Plus de 4000 spectateurs répondirent « présents ». Incontestablement, le spectacle en valait le détour. Venus de la Réunion, de Madagascar, de Mayotte, de Mohéli et d’Anjouan, la brochette d’artistes triés sur le volet,  enchantèrent nos oreilles.

Jerry-Marcoss.jpgEn effet ce festival, né d’une initiative personnelle (la paternité revenant à Mansoib Mohamed), et qui se voulait n’être qu’une sympathique manifestation d’animation pour vacanciers, semble parti pour prendre une dimension extra-locale  (dépassant la sphère ouanienne). Preuves, s’il était besoin et comme me le confiait le père du Médina Festival, les appels d’acteurs du monde culturel de Ndzouani qui ne comprenaient pas le choix des seules deux  villes (Ouani et Mutsamudu), y voyant parfois même un financement public  privilégié et orienté. Il n’en est rien de tout cela. Et l’intérêt manifeste que portent les Grand-comoriens, les Réunionnais et les Mahorais sur l’événement lui donne une dimension extra-anjouanaise. Il est fort à parier ; voire même de l’intérêt des autorités publiques compétentes ; que d’une échelle locale, la fête prendra très vite une ampleur nationale voire régionale. La seule réserve, pour ce qui est de son extension nationale, réside sur son financement, dans un pays où le soutien des pouvoirs publics en matière d’éducation et de santé se révèle déjà plus que défaillant. Cette initiative « individuelle et citoyenne » a le fort mérite de pointer une réalité : le rayonnement de la ville voire du pays revient d’abord l’affaire de tout un chacun, car  l’aide n’est pas la solution ; elle est le problème. De même qu’elle est source de paresse et terreau de corruption chez les dirigeants du pays, elle installe les associations et les initiatives citoyenne dans une posture d’attente.

Un public en liesse

Tant à Mutsamudu qu’à Ouani, les aventuriers du son et de la scène combineront toute sorte de rythme musical d’océan indien abolissant les distances géographiques.Medina-festival-2010-copie-1.jpg Et c’est un public conquis, tapant dans les mains, et ne formant plus qu’un avec la scène.  De 20 heures à 4 heures  du matin, tour à tour Lathéral, Balandra, … Djoe Fils et bien sûr Jerry Marcoss tiendront un public excité parfois plongé dans un état d’hystérie que seule la magie de la musique connait le secret ; cela sans aucun débordement. Il est vrai que l’insécurité a été réduite à son niveau le plus bas par la présence des agents de la sécurité publique.

La promesse-post-show de présence à la prochaine édition lancée par Lathéral laisse présager un grand succès pour l’édition 2011 dont vous êtes priés de noter la date : 22 juillet 2011. En revanche, et les organisateurs en sont conscients, il convient dès à présent de se préoccuper du problème qui risque de se poser aux prochaines éditions (de par le succès grandissant de ce type de festival), et qui est celui de la sécurité  liée  à l’exiguïté des lieux.

                                                                                              Darkaoui

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 21:35

 

aly-yemenia

Abdoulatifou Aly, député MoDem de Mayotte, a déposé vendredi 4 juin une proposition de résolution ayant pour objet la création d'une commission d'enquête sur les causes de l'accident, survenu le 30 juin 2009, de l'appareil de la compagnie Yemenia assurant la liaison Sanaa-Moroni.

Accompagné de Saïd Ahmada, porte-parole de l'association SOS Voyages aux Comores (association créée en 2008 donc avant le crash de la Yemenia), il a remis en mains propres le texte de sa proposition à Olivier Challan-Belval, directeur de cabinet du Président Bernard Accoyer, qui les a reçus dans les locaux de la Présidence de l'Assemblée nationale.


Sans se substituer aux enquêtes judiciaires en cours, cette commission d'enquête permettrait, si sa création était décidée par une majorité de députés, d'identifier précisément les causes de l'accident afin de prendre les décisions qui permettront d'éviter qu'un tel drame se reproduise, sachant que les vols de la Yemenia vers les Comores ont repris au mois de février, sans aucune amélioration des procédures de sécurité.

Au moment où les questions de sécurité aérienne se trouvent plus que jamais d'actualité, avec l'enquête sur le crash du vol Rio-Paris et la publication de l'ouvrage « la face cachée d'Air France », il est plus que jamais urgent d'agir contre les « avions cercueils » qui circulent au mépris des règles de sûreté les plus élémentaires.

Par ailleurs, Abdoulatifou Aly a d'ores et déjà annoncé qu'il posera une question d'actualité au gouvernement sur le même sujet le 30 juin 2010, soit un an jour pour jour après le crash.

Rappelons qu'il y a bientôt un an, le 30 juin 2009, un Airbus A 310 Airbus de la compagnie Yemenia s'est abîmé en mer au large des Comores avec 142 passagers à bord et 11 membres d'équipage. L'Airbus effectuait le dernier tronçon d un trajet au départ de France en assurant la liaison entre Sanaa, capitale du Yémen, et Moroni, capitale de l'archipel des Comores.

En effet, un grand nombre de passagers avaient d'abord emprunté un A330 qui assurait le vol Yemenia 749, parti de l'aéroport Charles-de-Gaulle, à Paris, pour se rendre, via Marseille, à Sanaa, où ils avaient embarqué à bord de l'A310 assurant le vol IY626 à destination de Moroni. L'avion a disparu des écrans radar alors qu'il se trouvait en phase d'atterrissage vers l'aéroport international Prince Saïd Ibrahim de Moroni. Sur les 153 personnes à bord, seule une jeune fille de douze ans a survécu à l'accident. Parmi les victimes qui ont pu être identifiées, on compte pour la quasi-totalité des ressortissants français et/ou comoriens (certains étant des binationaux).

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 15:14

                                                                             

 

L’isolement d’Israël, 

            Après l’assaut meurtrier contre la flottille humanitaire dans les eaux internationales au large de la bande de Gaza, on peut se demander jusqu’où ira le sentiment d’impunité de l’Etat d’Israël. Comme le dit Dominique Quinio dans « La Croix », les motivations politiques du gouvernement Netanyahou, déjà critiqué pour sa politique de colonisation, sont incompréhensibles au moment où Washington fait pression pour que reprennent les négociations indirectes au Proche Orient. Sept des neuf Français présents à bord des bateaux arraisonnés appartiennent au Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP). Cette association appartient à la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine, qui regroupe 40 associations,  parmi lesquelles le Secours Catholique, la Cimade, le MRAP, la ligue des droits de l’homme, le CCFD, Terre des hommes, l’union juive française pour la paix.

            Une fois de plus, la communauté internationale s’indigne, mais ne condamne pas Israël. S’il est clair que l’Etat Israélien doit être en sécurité, et reconnu par tous ses voisins, il est tout aussi clair que l’Etat Palestinien doit exister, et être reconnu par tous ses voisins, dont Israël. La résistance des palestiniens à l’occupant israélien est tout aussi légitime que n’a pu l’être la résistance française à l’occupation allemande. Pendant la seconde guerre, les résistants étaient considérés comme des terroristes, et ce sont eux qui ont permis à la France de survivre. Dans le contexte actuel, les résistants sont les palestiniens et les occupants les israéliens. Il convient donc de faire pression sur la diaspora juive internationale pour qu’elle pousse le gouvernement hébreu à négocier et à reconnaître l’Etat Palestinien. Il faut aussi qu’au sein du peuple hébreu un mouvement de bon sens se développe, sans attendre que les gouvernants deviennent raisonnables. « Courrier International » titre sur un article du quotidien israélien HA’ARETZ : « Gaza sera notre Vietnam » Un dessin de Chapatte paru dans « Le temps » à Genève montre un soldat israélien surveillant le débarquement des humanitaires qui dit : « Une bavure… cela arrive aux meilleures forces d’oppression. » Au travers de la presse mondiale ressort ce sentiment d’un isolement aveugle d’Israël et de son refus de s’ouvrir au monde. Beaucoup craignent le fanatisme religeiux. Can Dündar, dans le journal turc « Millyet » écrit : « Si on veut que la question palestinienne redevienne une cause universelle, il convient alors de la sortir d’une logique de «  choc des religions », de ne pas la laisser devenir le monopole du Hamas, d’éviter tout dérapage antisémite et de se rapprocher des juifs favorables à la paix. » Jean Daniel dans son éditorial du « Nouvel Observateur » parle de l’aveuglement d’Israël et dit : « Il semble qu’il n’y ait plus rien à attendre d’un pays qui se croit de plus en plus en état d’insécurité depuis que le manque absolu de vision politique de ses dirigeants l’a conduit à l’isolement. » « Le Point » parle de la faute d’Israël et du fiasco qui a viré au désastre diplomatique. Le prix Nobel de la Paix, l’irlandaise Mairead Maguire et un ex responsable de l’ONU, Denis Halliday font partie du bateau Rachel Corrie, arraisonné calmement ce samedi dans les eaux internationales, alors qu’il voulait débarquer mille tonnes d’aides humanitaires au port de Gaza. On ne peut pas rester indifférent à cette volonté humanitaire. Il y a donc urgence à ce que la communauté internationale isole Israël et condamne son comportement d’oppression. Israël doit comprendre que les droits de l’homme doivent être respectés par chaque Etat, et qu’il n’y a aucune exception possible. Les occupants ont toujours tort, et il est temps que le monde entier cesse d’être déstabilisé par l’aveuglement d’un Etat, quel qu’il soit.

 

Libre opinion du Lundi 7 juin 2010

Jacques JEANTEUR

                                                                       Mouvement  Démocrate             

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 08:22

Israël a déjà perdu la guerre des images

 

 

Les guerres modernes sont avant tout des guerres médiatiques. L'attaque contre la flotille humanitaire risque de placer Israël dans un isolement comparable à celui de la Corée du Nord. C'est d'autant plus tragique, note Jean-François Kahn sur son blog, que nous connaissons tous l'issue incontournable du conflit israelo-palestinien : deux états souverains obligés de vivre côte à côte.

Israël vient peut-être de subir la deuxième grave défaite de son Histoire après son échec lors de la deuxième guerre du Liban.
L’Etat juif est bien placé pour savoir à quel point les guerres modernes sont devenues, avant tout, des guerres d’images. Des guerres psychologiques.
Or, ce qui s’est passé dans la nuit de dimanche a définitivement mis fin au mythe enchanteur de l’enfant David confronté au géant Goliath pour promouvoir celui, totalement inversé, d’un hyper ogre croquant des petits poucets sans défense. Que ce soit vrai ou faux, dans un cas comme dans l’autre, n’a finalement aucune importance.

 


Hier, les Arabes, Palestiniens compris, avaient perdu la bataille de l’honorabilité et de la légitimité médiatique. Cette fois, c’est la raison d’Etat israélienne qui, à l’issue de ce désastre, apparaît comme radicalement illégitime et quasiment déshonorée. Au point de placer ce pays qui, il y a trente ans encore, suscitait l’admiration ou la sympathie de tous les démocrates et humanistes du monde, dans un état d’isolement presque comparable à celui de la Corée du Nord.
Comment peut-on commettre une telle faute ? Comment peut-on se laisser happer par une spirale quasiment suicidaire ? L’auto-enfermement sans doute. La lente mais irrésistible construction d’un véritable bunker mental.
Or, c’est là que le livre de Régis Debray que j’évoquais hier, et contre lequel quelques imbéciles ou fanatiques se sont déchaînés, touchait, en vérité, à l’essentiel.
Que dit-il, en effet ? Que lorsqu’un pays comme Israël, dont tout homme de bien doit désirer la pérennité existentielle et espérer l’exemplarité morale, se laisse entraîner dans une dérive qui porte atteinte à tout ce qu’il représente pour l’humanité, lorsque son gouvernement conduit une politique folle qui lui fait plus de tort que toutes les propagandes arabes cumulées, alors le devoir des vrais, des authentiques « amis d’Israël », c’est de crier casse-cou. C’est de prêter leurs propres yeux à un ami qui est devenu aveugle, leur propre raison à un membre de la famille dont l’esprit s’est égaré.
Certains, encore récemment, ont essayé de la faire. En Israël même. Un peu partout dans le monde. Mais d’autres, au contraire, ont conforté le malade dans sa maladie. On flattait ses plus mauvais penchants. On soufflait sur les braises. Ce sont comportés comme ces communistes staliniens d’hier vis-à-vis de Moscou. Ceux-là portent une grande, une immense, une terrible responsabilité. Ils se sont comportés, inconsciemment, non seulement en ennemis de la paix, mais objectivement en véritables ennemis d’Israël. Le Hamas et le Hezbollah peuvent les remercier. Ils ont été, au fond, leurs meilleurs alliés.
Cela, Régis Debray l’a écrit dans son livre. Et il est inouï que des crétins ait pu tenter de disqualifier sa pensée en utilisant contre elle le soupçon terroriste d’antisémitisme.
Drame épouvantable. Mais qui peut, peut-être, espérons-le, agir comme un électrochoc. Comme une prise de conscience. Puisse, demain, tous ceux qui ont permis par leur silence, leur lâcheté, leur inconditionnalité, que cette tragédie devienne possible, se posent enfin ces questions : « comment en est-on arrivé là ? » et « comment a-t-on pu laisser les choses en arriver là ? ». « Comment, surtout, peut-on redresser la barre pour arrêter cette course à l’abîme ? »
Ce qu’on peut attendre, aujourd’hui, des véritables amis d’Israël c’est que tous ensemble ils crient : « changez de politique, choisissez la voie de la paix et vous pourrez compter sur nous ».
*
Qu’est-ce qui fait que ce conflit israélo-palestinien est particulièrement épouvantable ? Cela : que tout le monde, absolument tout le monde sait, non seulement comment il doit être résolu, mais comment, en fin de compte, il sera résolu. C’est-à-dire par l’existence, à côté l’un de l’autre, de deux Etats totalement souverains et disposant des frontières sûres et reconnues qui leur reviennent à l’un et à l’autre en droit international. En conséquence, toute effusion de sang, aujourd’hui, est d’autant plus criminelle qu’elle est inutile parce que, que l’on compte 20 victimes, 50 victimes, 1000 victimes ou 10 000 victimes, de toute façon, nous savons déjà comme cela doit finir et comment cela finira.

 Rédigé par Jean-François Kahn le Mardi 1 Juin 2010

 

 

 

Lundi 31 Mai 2010
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