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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 13:34

Yves Jégo en est certain : il n'a pas été reconduit au secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer en raison des pressions d’un «certain patronat». Ses proches se font beaucoup plus précis…


(capture écran du blog d'Yves Jégo)
(capture écran du blog d'Yves Jégo)

Elle est dure à avaler la pilule pour Yves Jégo. Et pour ses proches collaborateurs encore plus. Ils ne se sont toujours pas remis de sa non-reconduction à l’Outre-Mer. Et pour cause : « Vendredi dernier encore, explique l’un d’entre eux, Claude Guéant a fait savoir qu'Yves Jégo serait du voyage avec Sarkozy aux Antilles ».  « Mieux, confie un second, mardi soir, il en était toujours question ! » C'était jusqu’à ce que le secrétaire général de l’Elysée appelle et lui annonce qu’il était finalement hors-jeu : « Il était 19 h 41. Le coup de fil a duré 30 secondes. La méthode est un peu surprenante pour un ministre qui a consciencieusement suivi la feuille de route du Président. » Et pour le premier de surenchérir : « Ils ont préféré les réseaux de la vieille Lucette (Marie-Luce Penchard, qui succède à Jégo, est la fille de Lucette Michaux-Chevry, secrétaire d'Etat à la Francophonie de 1986 à1988, ndlr). C’est un choix. C’est un peu comme la Françafrique… »

« Yves Jégo mesure le véritable pouvoir d'un certain patronat »
(capture écran de sa page Facebook)
(capture écran de sa page Facebook)

Mais il n’y a pas que ses conseillers qui balancent. Yves Jégo lui-même a très envie de sortir des dossiers sur ceux qui ont eu sa tête. C’est en tout cas ce qu’explique un de ses collaborateurs apparemment missionné pour faire fuiter la menace (Le Monde s’en est d’ailleurs fait le relai sans avancer le moindre nom) : « Désormais, c’est un homme libre. Dans quelques jours, il va utiliser sa liberté de parole pour dire la vérité » !

Sa « vérité », il en a déjà servi un petit avant-goût à ses amis sur Facebook. Hier, l’ex leur faisait part de ses états d’âme de la sorte : « Yves Jégo mesure le véritable pouvoir d'un certain patronat et se prépare pour de nouveaux combats ». Cette thèse n’est d'ailleurs pas pour déplaire à Elie Domota, le leader du LKP. Sur France Inter et sur Europe 1, il l’a reprise à son compte, usant tout de même pour l’occasion du conditionnel. Mais du côté de la garde rapprochée d’Yves Jégo, on se fait beaucoup plus affirmatif : « Ils n’ont pas apprécié de voir un ministre qui voulait rompre avec un système et qui a pris des positions fortes notamment sur le monopole de l’essence en Guadeloupe, lâche l’un d’entre eux. "Ils", c'est Bernard Hayot (à la tête du puissant groupe éponyme présent notamment dans les Antilles françaises, ndlr), c’est le patron de Total, c’est la patronne du Medef… »

Source: Mariane.fr


Avec Jego, l'Outre-Mer perd ainsi une personnalité qui était en phase avec le peuple ultramarin. Gare à la Françantille de la vieille Lucette! Une chose est certaine, notre secretaire se doit de nous prouver qu'elle ne doit pas son poste à son arbre généalogique, car son echec sonnera comme celui des ultramarins à occuper un poste (à défaut d'un vrai ministère) qui pourrait leur revenir en toute légitimité....
                                                                                                                Darkaoui
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 09:35

C'est avec une très large majorité que le président  Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, se voit prolonger d'un an son mandat de chef de l'exécutif de l'Union des Comores.

Le "oui" l'a emporté massivement - 93,8 % - contre 6,2 % de "non", lors du référendum constitutionnel du dimanche 17 mai proposant de prolonger le mandat du président fédéral des Comores, Ahmed Abdallah Mohammed Sambi. Le résultat a été publié mardi matin 19 mai. Alors que l'opposition appelait au boycottage, les autorités affichent un taux de participation de 52,7 %.



Officiellement, la consultation organisée dimanche visait à rationaliser les règles de fonctionnement entre les trois îles (la Grande Comore, Anjouan et Mohéli) et le pouvoir central. Avec quatre Parlements (un pour chaque île et un pour l'Union), quatre gouvernements et autant de présidents, elles sont inutilement complexes, et trop coûteuses pour un ensemble qui regroupe moins d'un million d'habitants, la plupart très pauvres.

Mais si chacun convient que la Constitution de 2001 mérite un toilettage, le projet du président de l'Union va bien au-delà. Parallèlement à un affaiblissement des institutions locales au profit de la structure centrale, parallèlement aussi à l'instauration de l'islam comme religion d'Etat, le texte prévoit de prolonger d'une année le mandat du président Sambi, qui arrive à échéance en avril 2010. Du coup, c'est le coeur même du système - une présidence "tournante" à la tête de l'Union - qui est remis en question. "Si le référendum passe, le président Sambi, soutenu par l'armée, ne quittera jamais le pouvoir", redoutait, avant le scrutin, un opposant, l'ancien ministre Ahamadou Satalou.

DIATRIBE CONTRE LA FRANCE

Faute d'indications sur les projets précis du président, faute d'avoir connu longtemps à l'avance la date de la consultation, l'opposition s'est contentée de saisir la Cour constitutionnelle pour demander l'annulation du référendum. Elle n'a pas obtenu gain de cause, la haute cour se déclarant le 9 mai "incompétente pour se prononcer sur la constitutionnalité du projet de loi référendaire".

Au-delà, ce sont les orientations politiques et religieuses du président de l'Union qui inquiètent ses opposants. Créateur d'une petite entreprise, M. Sambi, 51 ans, est surtout un prédicateur formé à Qom, la ville sainte iranienne.

De ces années-là date, selon ses adversaires, le penchant pour l'Iran du chef de l'Etat. Le président Sambi l'assume. Un accord de défense a été conclu entre Moroni et Téhéran. Et lorsque le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, est venu en visite officielle aux Comores, il a été reçu en allié.

Au cours de son séjour, fin février, ce dernier en a profité pour lancer une violente diatribe contre la France accusée de colonialisme à Mayotte, la quatrième île de l'Union des Comores dont elle est détachée depuis 1974. Elle est appelée à devenir un département français depuis le référendum du 29 mars.

Dans ces conditions, c'est aussi un affrontement masqué entre Moroni et Paris qui s'est joué lors du référendum. La diaspora comorienne aurait pu peser (90 000 Comoriens vivent dans la seule ville de Marseille). Mais il lui a été interdit de participer au scrutin.


Texte: Jean-Pierre Tuquoi  Le monde.fr
Illustration: Dark

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 18:46

Dzaoudzi, Mayotte : Avril 2009

Le soir du 29 Mars 2009, Mayotte semblait se redécouvrir libre, avec un sentiment de s’être plus que jamais éloignée du risque d’un éventuel retour dans le giron comorien. C’est, pour toute une génération− celle à l’origine de ce qui est convenu d’appeler, l’irrédentisme mahorais  l’aboutissement d’un  combat entamé en 1958. En s’exprimant à plus de 95% − lors du dernier référendum*− en faveur du changement de son statut (d’une collectivité départementale à un département et région d’outre-mer), les électeurs  mahorais  affirment une volonté incontestable à arrimer encore plus Mamoudzou (capitale de Mayotte) à Paris. Ce fait-là, tout démocrate, de quelque camp qu’il  soit, ne peut l’ignorer. Toute attitude contraire, correspondrait à un mépris envers la population de Mayotte, et tendrait à répéter les erreurs partagées du passé. Il convient de le comprendre et de l’accompagner. Il en va de la paix dans l’ensemble des îles de l’ancien Archipel des Comores.

Depuis Paris, à distance donc, j’ai déjà eu à m’exprimer sur le Référendum¹. Sur place, à Mayotte donc, dans la foule, le ressenti n’est absolument pas le même. J’y ai perçu la volonté mahoraise. Le sentiment qui fut le mien c’est que la population de Mayotte est bien résolue à vouloir obtenir « cette assurance vie » qu’est : devenir le 101e département français  et cinquième DOM ; pas tant pour des avantages sociaux, mais pour ne pas être phagocytée par un quelconque régime politique comorien, synonyme de régression socio-économique.

Certes la défense de la cohérence nationale comorienne, appelle les Comoriens à condamner le processus statutaire mahorais ; mais il eut fallu que les Comores fussent attractives pour que toute voix discordante eût été audible, lors de la campagne référendaire. Même les tentatives de mise en garde dudit statut restaient inaudibles.

Chronique d’une période pré-électorale

Les jours qui passaient se ressemblaient tous, en ce sens qu’ils voyaient défiler tour à tour, dans les communes de Mayotte les groupes politiques, constitués pour la circonstance, et exclusivement pour  le oui à la question « …. » ; de ces groupes j’en cite trois : l’antenne locale du MoDem à la tête de laquelle, le Député Aly Abdoulatif ; le Comité pour le oui, formation hybride des partis politiques locaux avec à sa tête, un non-politique le Dr Martial et le groupe conduit par le Préfet de Mayotte au ordre de Sarkozy (…).

On a pu franchement regretter l’absence totale de débats contradictoires ; et ce n’étaient pas les seules voix discordantes venant de dignitaires religieux musulmans qui éclairaient le Mahorais dans son choix de républicain laïque. Point de contribution du seul média public, RFO, qui a su garder une ligne unique, un moins rien partisane (!).

On sera élogieux envers le statut institutionnel proposé ; même si ici ou là, on distillera quelques mises en garde  inhérentes à ce type d’évolution, vite annoncées surmontables comme par exemple la fin de la polygamie. Evidemment, c’est tourné en dérision que de limiter les débats à celà . Mais bon !

Les débats ne furent pas à la hauteur des assoiffés de démocratie et du consentement éclairé ; de l’aveu même d’un secrétaire d’un grand parti politique local (antenne de parti national) il convenait de laisser le débat à un niveau bas ; j’ose espérer que cela fût vrai et que la classe politique, le moment venu saura  rehausser le niveau des débats, en cessant d’infantiliser le mahorais.


Jour de référendum : maturité démocratique

 

Jusqu’ici, la tradition républicaine nous habituait à avoir dans chaque bureau de vote des assesseurs de camps adverses ; il n’en était rien pour celui-ci. Pourtant cette situation était prévisible et, nous semble-t-il, le représentant de l’Etat impliqué dans le processus se devait d’assurer une telle défaillance. En manquant à ce qui semble être un devoir républicain, la représentation de l’Etat a, on ne peut mieux, espérer voir le scrutin entaché d’irrégularité. Ils en ont été pour leurs frais, puisqu’en dehors de quelques bureaux de vote, le scrutin se déroulera normalement, sans incident et mieux encore avec une maturité démocratique ; en cela les bureau de vote des grandes villes en sont exemplaires ; exemplaire  pour leur taux de participation (au environ de 50%). Contrairement à ce que l’on pourrait être tenté de dire ce taux entre 50 et 60% est  très significatif quand on sait que les listes électorales ne sont pas forcément à jour. Ces grandes villes-là ont donc démontré une grande maturité démocratique, par le respect scrupuleux des règles électorales. Qui pourrait imaginer un instant, qu’une ville comme Labattoire, emblématique dans la cause mahoraise, se soit moins mobilisée ?

Un oui massif, assez partagé dans l’île voisine

Autant le taux de participation fut l’inconnu du scrutin, autant l’enjeu du référendum était connu d’avance (le résultat en faveur du oui ne pouvait souffrir d’aucune incertitude). C’est donc avec 95,2% que les électeurs mahorais se sont prononcés en faveur d’une évolution statutaire de Mayotte dans la République française. Mais quelle signification doit-on accorder aux 4.78% de non ?  D’abord, et contrairement à ce qui est dit, il n’est en rien un vote  indépendantiste ; ensuite, il pourrait  s’agir d’un vote contestataire voire de crainte. Enfin il est l’œuvre des partisans du statu quo.

Il serait maladroit de refuser d’entendre ce message mahorais, car cela relèverait de la psychose, que dis-je de la névrose car il s’agirait ici de s’entêter à faire un problème ce que l’on admet, en off, comme n’étant pas un. J’ai parcouru les opinions dans Ndzouani, que ne fut ma surprise ! Très majoritairement, la population de cette île manifeste une grande compréhension, symptôme d’une perte d’espoir en leur régime.

De ce que sera la période post-référendum

Tout laisse à penser que les débuts du processus  seront tendus, voire difficiles, pour une catégorie de la population mahoraise. Exhortons les autorités à ne pas répéter les erreurs commises dans d’autres départements d’outre-mer : ne cédons pas Mayotte aux rapaces du grand profit au détriment du mahorais ; à travers de ce que l’on peut appeler le Pacte mahorais, donnons à l’entrepreneur mahorais toutes ses chances de réussite et humanisons l’investissement à Mayotte (…).

Quoique l’on me dise, le Pacte pour la départementalisation, affaiblit les élus et partenaires sociaux mahorais vis-à-vis du gouvernement, réduisant significativement leur marges d’action dans quelques négociations que ce soit (... )

Le problème concernera moins les avantages sociaux que les droits et devoirs demandés aux mahorais, notamment quand on exigera d’une commune, et donc de l’administré,  de financer les œuvres de mise aux normes européenne des infrastructures.

Rien n’est impossible, si la volonté et l’intérêt patriotique priment ; la quête des postes ne doit pas l’emporter sur les débats d’idées.


*Référendum du 29 mars 2009, traitant de l'évolution statutaire de Mayotte (Collectivité départementale actuelle ou évolution vers un Département et Région d'outre-mer);
1/ Approuvez-vous la transformation de Mayotte en Collectivité unique, appelée département, régie par l’Art 73 de la constitution, exerçant les compétences dévolues aux département et régions ?: "Trois raisons pour le vote blanc" le 31/01/09

                                                                                             Darkaoui
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 22:50

Mayotte : Pacte vers….une guerre civile !

 

E

n taisant la raison de leur adhésion inconditionnelle au "Pacte pour la Départementalisation de Mayotte", les élus de la majorité UMP et une poignée d’autres dont des respectables, posent délibérément l’île sur le cratère d’un volcan en veille. Le soulèvement des populations des DOM, notamment de la Guadeloupe et de la Martinique est là pour illustrer mon propos ; son ampleur dépassera de loin celle de la Guadeloupe. En Guadeloupe, aujourd’hui, le secrétaire d’Etat à l’outre-mer propose tout le contraire de ce qu’il fait entériner par voix référendaire à Mayotte. Pour cette île de l’océan Indien, Yves Jégo   propose un pacte auquel aucun acteur politique − digne de ce nom − doté d’une instruction de niveau élémentaire ne peut souscrire. L’amateurisme politique privilégie la politique de l’instant. En départementalisant Mayotte, d’abord par les devoirs et contraintes − les droits étant renvoyés aux calendes grecques  – Jégo et ses acteurs du Pacte livrent, dans le très court terme, Mayotte à une révolte qui dépassera le simple blocage des routes ou autres stations de carburants. Une révolte à faire fuir, de l’île, un secrétaire d’Etat (sa sécurité n’y étant pas garantie). De plus, en pareil cas, confusion et manipulation deviennent les armes − à bas prix – qui équipent le peuple. Les victimes ne seront pas que des anjouanais. D’ailleurs, le bon sens invite à méditer  les récents propos du secrétaire départemental de l’UMP, Ali Souf − et de les remettre  dans un contexte pas si lointain dans lequel on a su organiser une chasse à l’homme indépendantiste −  accusant  sur les ondes de RFO, les professeurs (majoritairement européens) de pousser leurs élèves à voter « non » lors de la prochaine consultation des Mahorais.

 

Que je considère les acteurs politiques mahorais opportunistes ou sincères, je les vois toujours appliqués à une unique tâche, tous et chacun en particulier : dire ce que veut entendre le mahorais. Et ce, à vrai dire, non pas en vertu d’un sentiment patriotique, mais simplement parce que  l’intérêt individuel le dicte. Je veux croire, jeunesse, à votre sursaut !

Le ballet de parlementaires

Voici un point intriguant ! Depuis quelques semaines, alors que le "oui" au référendum semble acquis (de la bouche même d’un parlementaire), les missions parlementaires se succèdent et se ressemblent à Mayotte. Curieusement, nos dépensiers du Palais bourbon, se délectent de propos d’un auditoire trié sur le volet et acquis au « oui aveugle. » Le procédé est assez ridicule. Ce qui nous est vendu comme mission parlementaire de mise en garde, devient vite  mission parlementaire de séduction, un brin narcissique.

 Qu’importe si cette disposition « va-t-en oui » inconditionnelle est encore une fois bâtie sur une manipulation de l’opinion publique à des fins politiciennes ou individuelles. Comment des hommes capables de s’inscrire dans la logique des Leçons de l’Histoire pour analyser les conflits, peuvent adhérer à une telle supercherie ?!

Leçon guadeloupéenne

L’irrédentisme de l’île par les Comores ne doit pas être une raison pour une politique de l’instant. Gardons raison et n’entérinons pas par voix référendaire ce que les guadeloupéens rejettent par la révolte.
                                                                         Darkaoui Allaoui

 
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 17:56

Un homme politique doit être sincère

P

oint de fatalité de la sujétion . Jeunesse ! Jeunesse ! Jeunesse ! Appropriez-vous votre avenir au sein de la République. Point de crainte non fondée. Personne ne peut se substituer à vous pour faire le choix de votre avenir institutionnel. Je vous le dis, personne ! Les actions des autorités comoriennes  répondent à des convenances diplomatiques  des deux pays.  Elles ne doivent en rien être source de précipitation dans votre choix. Ce dernier  sera exempt de remords, s’il vous est suffisamment éclairé. Jeunesse, faites votre choix,  mais un choix éclairé. Il n’y a consentement éclairé que si tout est mis en œuvre pour rendre le choix libre. Or, aujourd’hui, le politique n’œuvre en rien pour vous offrir une telle liberté. Je soutiens et crois fort qu’un politique doit être sincère. Ce qui ne semble pas être l’apanage de beaucoup de nos acteurs politiques à Mayotte,  s’impose à eux, aujourd’hui,  plus que jamais, car nous engageons notre responsabilité aujourd’hui, pour l’Avenir de nos enfants chez eux à Mayotte.  Beaucoup d’élus mahorais ne semblent pas avoir pris la mesure de la responsabilité qui leur incombe en occultant consciemment ou inconsciemment le contenu de ce qui est convenu d’appeler le Pacte  pour la départementalisation de Mayotte.

Un  "oui" à forte connotation carriériste

L’unité des acteurs politiques mahorais de tout bord − MDM force d’alternance à part−  a bien quelque chose d’impensable, il y a encore quelques mois ! Socialistes, UMP, MDM, … dans une cette coalition aussi  acrobatique qu’incohérente, soulève quelques questions :

1/ le "oui" est-il sérieusement  menacé ?                            

Ce n’est pas ce qui apparaît au vue de ce qui est mis en œuvre, puisque le Préfet Denis Robin ;  sur une interview  récente sur RFO, de façon assez subliminale ;  a laissé entendre le contraire.

2/ le "oui " étant alors acquis, que peut cacher une telle coalition ?

A l’instar du MDM force d’alternance, pourquoi les partis politiques du pays ne se sont pas engagés individuellement dans  la campagne pour le « oui ». La raison est bien simple. C’est de pacte en accord secret qu’il faut comprendre cette unité de façade. Cinq sièges  font l’objet de convoitises : deux au palais Bourbon (sénat), un à l’Hôtel Banana (présidence du conseil général et régional bientôt) et très probablement deux à l’assemblée nationale. A l’évidence, tout acteur politique qui se hasarderait  à émettre la moindre critique s’éliminerait de lui-même de la course à l’un  de ses sièges ; mais encore mieux, il y a fort à parier que certains accords secrets, entre ces divers acteurs de partis politiques régissent le partage des sièges. L’opportunisme a ceci de cynique : le court terme enferme le long terme. Un tel accord, est loin de faire l’affaire du MDM force d’alternance détenteur du seul siège à l’assemblé nationale (…).

Ce "va-t-en oui", de nature politicienne, est purement et simplement carriériste.

Pourtant, le pacte est tout sauf un projet d’avenir serein pour le mahorais de basse ou moyenne catégorie. Il a du bon et surtout beaucoup de moins bon. Personne ne peut prétendre − avec le discernement sérieux – que la consolidation d’une union ancienne, justifie autant de sacrifices unilatéraux. Le mahorais se départementaliserait  plus par les devoirs et contraintes que par les droits, notamment les droits sociaux. Les effets bénéfiques recherchés dans ce processus de la départementalisation, telles que la préservation de la structure familiale mahoraise et la préservation de la culture mahoraise, ne verront pas le jour de si bonne heure. Plus que jamais, le mahorais sera contraint, d’une part , de partir à la pêche des avantages sociaux (qui ne seront effectifs à Mayotte que dans environ 25 ans !), et,  d’autre part, de fuir les charges nouvelles qui vont peser sur lui. Un tel procédé garantira de fait, l’émoussement progressif des us et coutumes, ainsi que la culture mahoraise.

J’accuse

J’accuse, pour l’ensemble de ces raisons, les principaux acteurs politiques à Mayotte, d’adopter une posture malsaine pour des intérêts purement individuels ;

J’accuse, les principaux acteurs politiques à Mayotte de vouloir volontairement faire porter une charge lourde pour les prochaines générations devant une départementalisation mal préparée et acquise à la hâte ;

J’accuse, les principaux acteurs politiques à Mayotte de confondre volontairement  solidarité nationale avec la solidarité familiale, et de faire porter une charge de plomb aux générations proches, en leur demandant de commencer le financement des avantages sociaux de demain, aujourd’hui.

Pour ces trois raisons, le 29 mars 2009, j’appelle mes concitoyens à opter pour le vote blanc.

                                                                                                              Darkaoui le 30/01/2009

 

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 00:21
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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 00:15

A quelques semaines du référendum portant détermination statutaire de Mayotte, c’est de conférence en appel à l’unité nationale – à Ngazidja – que les partisans de la ligne dogmatique tentent de « sensibiliser l’opinion [grand-comorien] et interpeller les autorités politiques de l’urgence des initiatives à prendre pour stopper le compte à rebours de la désagrégation des Comores » ; et comme toujours, avec des propos non dénués de mépris à l’égard de la population mahoraise. Pour eux « l’organisation par la France de cette consultation sur une partie de [leur] territoire » représente un « danger mortel pour le pays ». Le discours est ainsi rodé.

Le 29 mars 2009, jour dudit référendum à Mayotte, et la coïncidence est de taille − en guise de pansement de la dislocation de la feue République Fédérale Islamique des Comores − un avant projet de loi portant révision de la constitution de l’Union des Comores, sera soumis, par voie référendaire, à l’approbation de la population de l’Union des Comores. Dans ce-dit avant projet, Mayotte y est citée directement ou indirectement ; notamment en son Article 7-1 et Article 7-2. Il y est annoncé, sous forme de mise en garde, que les partisans du « oui » à Mayotte (ils deviennent de fait, auteurs d’acte et  propos de nature à porter atteinte à l’intégrité territoriale et à l’unité Nationale), encourent la peine criminelle maximale prévue par le code pénal (…).

                                                                                              Darkaoui

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 22:23
Paris, 14 janvier 2009 (AFP - 13h53)

Le Conseil des ministres a entériné mercredi la proposition du gouvernement d’organiser le 29 mars prochain un référendum sur la départementalisation de l’île de Mayotte, a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

"Les habitants de Mayotte ont exprimé à plusieurs reprises leur choix de rester au sein de la République et ont souhaité que Mayotte devienne un département d’outre-mer (…) la consultation qui sera organisée le 29 mars donnera la parole aux électeurs", a déclaré M. Chatel en rendant compte à la presse des travaux du Conseil.

Aujourd’hui collectivité départementale, Mayotte pourrait devenir à la faveur de ce scrutin le cinquième département d’outre-mer et le 101ème département français.

Si elle approuvée, cette départementalisation sera "adaptée et progressive", a expliqué Luc Chatel, précisant qu’elle respecterait "un juste équilibre entre le respect de l’identité de Mayotte et son évolution économique et sociale".

"C’est un moment historique pour Mayotte, qui va pouvoir se prononcer librement pour choisir son mode d’organisation pour les années qui viennent", s’est pour sa part réjoui à l’issue du Conseil le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer Yves Jégo.

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 17:41

Interrogé sur la question mahoraise, et précisément sur le référendum de Mars prochain traitant de l’évolution statutaire de Mayotte,  lors d’une conférence de presse tenue au Palais de Beit-Salam, le jeudi 8 janvier 2009, le Président Sambi, a laissé entendre que  « c’est la loi du plus fort qui a pris le dessus sur la concertation ou le droit international » et de dire   « que cette consultation ait lieu ou pas, le résultat est le même pour moi, mon gouvernement et le peuple comorien : elle est nulle et non avenue, comme elle l’est pour l’Onu et toutes les organisations internationales qui reconnaissent la souveraineté des Comores sur un archipel de quatre îles, dont Mayotte ».

 

                                                             Darkaoui

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 23:15

Référendum : L’épée de Damoclès de la question posée

Au cours d’un voyage de deux jours  (7 et 8 janvier 2009) à Mayotte − voyage dédié à la campagne d’explication de la "feuille de route" du gouvernement, tendant à faire de la collectivité départemental un département d’outre mer (DOM) −  le secrétaire d’Etat à l’Outre mer, Yves Jégo, a d’abord voulu rendre visite au centre de rétention administratif (CRA) de Pamandzi ; celui-là-même qui a fait la une des médias du continent. Les journalistes, faisant partie du voyage, ont pu constater, une fois le terrain préparé (diront certains), que le CRA  était quasi désert d’immigrés clandestins.

Ensuite, s’exprimant sur l’avenir institutionnel de l’île et sur la "feuille de route" du gouvernement, le secrétaire d’Etat a semblé défendre − non sans arrière-pensée − un principe simple : une île, une collectivité, une assemblée. En effet, les choses se précisent à l’annonce de la question qui sera posée aux mahorais : "Approuvez-vous la transformation de Mayotte en Collectivité unique, appelée département, régie par l’Art 73 de la constitution, exerçant les compétences dévolues aux département et régions ?" et de rajouter qu’à travers cette question, Mayotte fera école en matière de "simplification administrative" et que les quatre DOM actuels devaient aussi être dotés d’une assemblée unique à terme, tout en reconnaissant que cela ne pourra se faire qu’après consultation des populations. En d’autre terme, un tel DOM pourra accepter ladite assemblée unique pendant que tel  autre la rejette, conservant en définitif ses deux assemblées: étonnant non ?!  Pour une république qui se simplifie…!

La question posée aux mahorais prend bien l’aspect d’une épée de Damoclès :

Il est incontestable qu’elle appelle  la population mahoraise à se prononcer pour une départementalisation ; et nul doute que les mahorais le confirmeront encore une fois. En revanche ; et c’est là le point essentiel de la question ; elle entérine définitivement l’adoption d’une seule assemblée, ce qui n’est pas effectif dans aucun autre DOM : ce qui sera un libre choix pour les autres populations DOM devient une obligation par ricochet à Mayotte. Pourvu que, ce qui est pour Yves Jégo "un principe simple", ne s’avère un traquenard demain(…). Il est toujours bon de se demander pourquoi le gouvernement s’acharne à nous orienter vers un tel choix : est-ce pour des raisons pratiques et économiques ou parce qu’il estime que nous n’avons pas la compétence humaine pour assumer les responsabilités incombant à une région d’outre mer ? Ce dont on est certain, c’est que la simplicité administrative évoquée pourra devenir une spécificité du DOM Mayotte.

                                                                                                                             Darkaoui  le 09/01/2009

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